Par Bruce de Galzain.

Aussi bien le jour que la nuit... Le leader français de la parfumerie sélective le fait savoir en s'achetant une pleine page de publicité dans Le Parisien ce matin, dans Le Figaro et le JDD ce week-end. L'enseigne, propriété de LVMH, est sous la menace d'une fermeture dès 21 heures de son plus grand magasin celui des Champs-Elysées, menacée aussi de fermer le dimanche son magasin de Bercy Village à Paris. Et cela Sephora ne l'accepte pas au nom de l'emploi et de son chiffre d'affaires. L'enseigne a d'ailleurs reçu immédiatement le soutien sur Twitter du président de Croissance plus, l'entrepreneur Olivier Duha qui écrit : "Sephora obligé de fermer à 21h sous la pression des syndicats. C'est 45 emplois supprimés, 20% de chiffre d'affaire en moins ! Et on laisse faire…" Ces chiffres c'est bien sûr Sephora qui les met en avant dans sa pleine page de publicité et elle conclut qu' "au moment où notre pays est violemment frappé par la crise et le chômage, la liberté de travail ne saurait être mise en cause pour des raisons administratives ou idéologiques". Car ce sont des syndicats qui portent l'affaire en justice. Et l'un d'eux se disait hier "dégoûté" par cette page de publicité, "la morgue de ces gens-là est sans limite" selon lui. La justice rendra sa décision jeudi, il est sûr de lui. Car Sephora viole la loi dit-il ! L'avocat de LVMH qui défend Sephora - insiste ce syndicaliste - plaide une sorte de droit acquis pour ouvrir plus tard le soir mais il ne sera pas entendu selon lui. Alors Sephora comme Bricorama condamné pour ouverture illégale le dimanche protègent-ils en effet l'emploi ? Ce n'est certainement pas l'avis des syndicats selon qui ces grandes enseignes sont des concurrents déloyaux face aux petits commerçants. Et le syndicaliste que j'ai fait travailler un dimanche en l'appelant hier soir veut mettre Sephora devant ses responsabilités. Il me révèle alors les méthodes de Sephora : selon un rapport de l'inspection du travail me dit-il, Sephora n'a pas voulu accorder une pause de 10 mn chaque heure à une employée enceinte dans un magasin parisien. Finalement obligé par l'inspection du travail, Sephora aurait donné deux options à sa salariée : lui retirer sur son salaire ces 10 minutes de pause ou bien les rattraper après son congé maternité, c'est tout à fait légal. Et ce syndicaliste de conclure alors "si Sephora demande à ses salariés de respecter la loi dans ses magasins, qu'elle la respecte elle aussi pour ces magasins ! "

Le moral remonte. Le moral des cadres selon notre Baro-éco France Inter-Viavoice-HEC-Le Figaro . C'est la vague de décembre qui pour la première fois depuis trois mois repart à la hausse et notamment grâce au pacte de compétitivité qui selon eux devraient améliorer la compétitivité des grandes entreprises ; ils sont moins convaincus pour les PME.

Place financière. La City de Londres doit renoncer à son statut de première place financière européenne. Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer estime ce matin dans le Financial Times que ce n'est en effet pas logique, l'essentiel des affaires en euros devrait être fait au sein de la zone euro, sous notre contrôle dit-il !

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.