Petit "coup de théâtre" hier soir : la CFE-CGC a décidé, finalement, de ne pas s'opposer à la nouvelle Convention Unedic, celle qui fixe les prochaines règles d'indemnisations des chômeurs en France. Au moment où le chômage repart fortement à la hausse, la nouvelle n'est pas anodine. Ces nouvelles règles, négociées juste avant Noël par les syndicats et le patronat, et qui doivent encore être validées par l'Etat (mais il n'y a désormais plus de suspens), instaurent un principe simple "un jour travaillé, un jour indemnisé". Elles permettent une indemnisation possible dès 4 mois de travail contre 6, aujourd'hui. En revanche, dans le détail, certaines catégories de chômeurs pourraient perdre des droits, quand d'autres en gagneraient. D'où, le refus de signer de plusieurs syndicats, qui ne supportent pas, surtout, que le texte envisage une baisse des cotisations, ce qui va priver l'Unedic de moyens, au moment même où il y a plus de chômeurs à indemniser ! Au final, on le sait, seule la CFDT est prête à signer. Force ouvrière et la CGT, à l'inverse, vont faire jouer leur "droit d'opposition" (sorte de droit de veto) et jusqu'à hier soir, les 2 organisations pouvaient espérer faire, réellement, capoter le texte, puisqu'avec une 3ème opposition, la Loi leur donnait le pouvoir de rejeter l'accord. Il est donc là, le coup de théâtre : hier soir, alors que jusqu'ici, la CGC affirmait qu'elle allait s'opposer au texte, rejoindre FO et la CGT, le syndicat a fait "volte-face" et renonce. Alors, que s'est-il passé ? Officiellement, le syndicat des cadres a reçu des garanties du Médef, comme quoi il n'y aura pas de baisse des cotisations patronales. On sait, en fait, que les appels, les coups de fils, ont été incessants entre le syndicat, le Medef, Matignon et l'Elysée. La pression a été très forte sur la CGC, qui traverse -qui plus est- une crise interne. Bernard Thibault, ici même sur France Inter, avait évoqué un possible "chantage aux subventions" pour faire plier certains (c'est classique). La CGC clairement, c'est le "maillon faible" de cette histoire, disait la CGT, il y a quelques jours encore. Sans connaître tous les dessous de ce revirement. La suite de l'histoire, en tout cas, lui donne raison. Le chômage augmente. +11,4%, l'année dernière, pour la seule catégorie officielle, celle des demandeurs d'emplois, immédiatement disponibles, et à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminé. Dans cette catégorie, on compte, au total, 217 mille inscrits supplémentaires, en 12 mois. Du "jamais vu" depuis 15 ans. L'avenir de Ford Blanquefort. A Blanquefort, près de Bordeaux, le repreneur allemand du site Ford, de pièces automobiles, promet de conserver 1600 emplois. Selon "Les Echos" de ce matin, l'Etat pour obtenir cet engagement a promis, lui, de verser 12 millions d'euros de subventions. Areva : nouveau contrat ? L'entreprise est en passe de signer un gros contrat en Inde. C'est pour aujourd'hui. Ou pour demain. Le Français signerait pour 2 réacteurs nucléaires de type EPR.

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