Et c'est une histoire à 270 millions d'euros. Une histoire aussi, qui ressemble à une vraie claque infligée à Bercy. Et disons-le plus clairement encore, à Christine Lagarde! Il s'agit de la "taxe sur les bonus" que les députés doivent entériner... sans doute, aujourd'hui, à l'Assemblée. Elle n'est pas remise en cause, mais c'est le petit "tour de passe" qu'avait imaginé la ministre de l'Economie (sur l'affectation de ses recettes), qui va être retoqué. Un "tour de passe", dénoncé par le PS. Et, depuis hier... rejeté, également, par l'UMP. Pour bien comprendre, petit résumé. Quand les Britanniques ont décidé d'instaurer une taxe exceptionnelle sur les bonus des traders, la France a immédiatement suivi, et annoncé qu'elle s'apprêtait, elle aussi, à taxer ses banques. Il s'agissait d'une première volte-face déjà, puisqu'à l'Assemblée, l'UMP venait de rejeter une proposition socialiste allant dans ce sens. Peu importe. Tout le monde a salué, finalement, le revirement du gouvernement sur cette question. En tout cas, jusqu'à la révélation des détails de l'opération. Parce que là, -surprise!-, on découvre que cette taxe va, en fait, se subsituer, à une taxe qui était déjà prévue! 270 millions d'euros (les voilà...), destinés à financer le Fonds de garantie des dépôts bancaires. Au final, la "taxe bonus" version Lagarde (une fois, ôtés les millions déjà prévus) n'aurait coûté aux banque aux banques que 90 millions d'euros. Soit moins de 1% de leur bénéfice, l'année dernière! Pas de quoi les faire trembler. Et surtout, au bout du compte: une confusion totale sur l'objectif poursuivi par cette "taxe bonus". C'est ce qu'a dénoncé, un amendement socialiste, proposant d'affecter l'intégralité de la "taxe bonus" au budget de l'Etat: c'est plus clair, et plus efficace. En Commission, la semaine dernière, cet amendement, déposé par Didier Migaud, a été adopté. Et -nouvelle surprise, hier- le groupe UMP s'est rallié à l'idée socialiste! Jean-François Copé propose, à son tour, que la taxe soit intégralement versée dans les caisses de l'Etat. La boucle est bouclée, et c'est Bercy qui va devoir ravaler son chapeau. Petit détail, quand même: pour ne pas perdre totalement la face, l'UMP va présenter son propre amendement (quasi-identique à l'amendement PS). Ce qui lui permettra, formellement, de ne pas voter un texte socialiste! Toyota... toujours en pleine tourmente! Et c'est encore pour ses pédales d'accélérateur défectueuses. Problème qui l'oblige au rappel de millions de ses voitures. Hier, le patron de Toyota a présenté, officiellement, ses excuses. Et promis de réparer, rapidemment, les vehicules concernés. Mais voilà, aux Etats-Unis... l'affaire ne passe pas, et le gouvernement Obama a annoncé, hier soir, qu'il envisage des sanctions contre le constructeur japonais. En janvier en tout cas, les ventes américaines de Toyota ont nettement reculé: elles sont au plus bas depuis 1999. A la bourse de Tokyo, ce matin, le titre Toyota perd plus de 3%. La grève à la SNCF, aujourd'hui. La direction accuse la CGT-Cheminot de bafouer la Loi sur le service minimum. Selon le Directeur de Ressources Humaines de la SNCF, le syndicat aurait inciter les agents à se déclarer grévistes, 48h avant le mouvement (comme la Loi les y oblige), même s'ils n'ont pas l'intention, finalement, de faire grève. Le but de la manoeuvre serait, selon la direction, de gêner la mise en place du service minimum. Et d'afficher des perturbations plus importantes que ne l'imposerait le taux réel de gréviste.

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