Vrai "coup de froid", hier, sur les places boursières du monde entier : Londres, Francfort, Paris (-3,13% pour le CAC40), Wall Street. Elles ont toutes chuté, après la publication des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis. Ils ont surpris. Les analystes ne s'attendaient pas, du tout, à ça : de si mauvais chiffres ! En juin, l'économie américaine a perdu 46 7000 emplois, soit 45% de plus qu'au mois de mai. C'est la "douche écossaise", outre-Atlantique : après 4 mois consécutifs d'un net ralentissement de la progression du chômage (on était dans la subtilité là) ; après 4 mois où on pensait aller vers un apaisement de la crise, la dégradation de l'emploi, aux Etats-Unis, s'accélère, donc, à nouveau. A l'annonce de ce très mauvais indice, Wall Street est passé immédiatement dans le rouge, et toutes les bourses du monde ont suivi : c'est le mécanisme habituel... mais qui montre aussi que l'atmosphère vient, à nouveau, de changer à la bourse, où on se pose cette question qui peut paraître bien naïve : "et si la crise n'était pas finie ?". Depuis le mois de mars, les indices boursiers avaient repris des couleurs. Avec cette impression : le pire est passé ! Les mauvaises nouvelles continuaient à affluer, mais la bourse ne retenait que les bonnes. Tout est affaire de psychologie dit-on -de confiance !- en économie. Eh bien, l'humeur s'est désormais retournée : et on se souvient, d'un seul coup, que ce vent d'optimisme du printemps reposait surtout sur l'amélioration d'indices de confiance (des ménages, des chefs d'entreprises) plus que sur des données "dures", concrètes, qui, elles, ne sont pas repassées au vert. C'était un peu "l'homme qui a vu l'homme qui a vu un début de reprise économique". Aujourd'hui donc, c'est bien le chômage qui inquiète. Et il n'est pas la conséquence de la crise, mais il commence à l'alimenter. Avec un chômage de masse (peut-être 11% aux Etats-Unis, mi-2010), on craint maintenant pour la consommation. Elle pourrait s'effondrer (notamment en France) et réamorçer la récession. c'est le scénario qu'anticipent, maintenant, les places boursières. Jusqu'à quand ? Je n'en sais rien ! Les banques sont trop généreuses avec leurs clients ! L'information a de quoi surprendre, mais c'est pourtant bien le sentiment du gouverneur de la Banque de France. C'est le quotidien "La Tribune" qui met l'information à sa Une, ce matin : Christian Noyer vient d'envoyer un rappel à l'ordre, en bonne et due forme, aux banques françaises. Il estime qu'elles rémunèrent trop certains de leurs produits d'épargne. Vous avez dû voir ces publicités : des livrets rémunérés à 4, 5.. parfois juqu'à 7%. Alors, presque toujours, il s'agit d'offres temporaires mais pour la Banque de France, elles sont trop déconnectées des prix auquels se refinancent les banques. Cette "guerre commerciale" fait, donc, courir un risque de rentabilité aux établissements bancaires. Surtout, elle a pour conséquence de limiter, par ailleurs, la baisse des taux -cette fois-ci- pour les crédits accordés aux entreprises ou aux particuliers. L'avenir d'Heuliez, l'équipementier automobile. Le Tribunal de Commerce de Niort a annoncé, hier, qu'il prendra sa décison mercredi prochain. Un seul candidat -Bernard Krief Consulting- reste en lice pour reprendre l'entreprise. Dans les services automobiles (la distribution, les concessions, la réparation) 10000 emplois ont disparu depuis le début de la crise, selon le syndicat des professions de l'automobile.

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