La campagne pour la présidence du Medef va-t-elle prendre fin aujourd'hui? Au sein de l'organisation patronale, certains le pensent. L'espèrent, en tout cas. On les trouve du côté des partisans de Pierre Gattaz, donné favori, depuis quelques semaines, pour succéder à Laurence Parisot. Le vote, final, est prévu le 3 juillet prochain. Mais, dès aujoud'hui, ce sont les 45 membres du Comité exécutif du Medef qui vont devoir se prononcer et donner leur préférence pour l'un des 4 candidats encore en lice. Le vote est consultatif, mais peut être décisif. Au regard des importants soutiens qu'il a engrangés, Pierre Gattaz a toutes les chances d'arriver en tête de ce scrutin: c'était en tout cas, le pronostic, hier soir encore, d'un des membres de ce Comité exécutif appelé à voter. "Le seul vrai suspense, c'est le score que fera Geoffroy Roux de Bézieux", l'autre prétendant sérieux. "S'il colle à Gattaz, tout reste posible". S'il est franchement distancé, c'est-à-dire si les voix se répartissent entre lui et Patrick Bernasconi (le 3ème candidat crédible), "l'élection est pliée". Et ce soutien de Pierre Gattaz, d'espérer, dans cette hypothèse, le désistement de tous les candidats en faveur de celui arrivé en tête. La "fusion" des équipes. "Comme ça", rêve tout haut ce dirigeant patronal, "on sortira par le haut de cette élection, commencée plutôt mal, avec la crise provoquée par la tentative de Laurence Parisot de rester en poste, en modifiant les statuts". L'attitude de la présidente sortante reste, d'ailleurs, la grande inconnue du vote d'aujourd'hui. Il semble qu'elle ait choisi de ne donner aucune consigne de vote. "Elle ne porte pas vraiment Geoffroy Roux de Bézieux dans son coeur", dit notre témoin privilégié, mais "Pierre Gattaz, c'est encore pire". Notamment, parce que l'un de ses soutiens, Denis Kessler, est son ennemi juré. La présidente du Medef l'a fait savoir, d'ailleurs, au plus haut niveau de l'Etat: "Denis Kessler, c'est lui le danger". L'ancien n°2 du Medef, du temps d'Ernest-Antoine Seillière, libéral convaincu, est le partisan d'une ligne patronale "dure", très critique quand on parle" paritarisme". Ces arguments ont-ils portés? C'est possible. En tout cas, samedi dans le Figaro, Pierre Gattaz s'est cru obligé de se décrire comme un "fervent partisan" du dialogue social. Et aujourd'hui, dans les Echos, Denis Kessler précise qu'il n'est candidat à "aucune fonction". Pour les partisans de Pierre Gattaz, finalement, peu importe: sa seule présence suffit à les convaincre, que "quand il le faudra, le Medef post-Parisot saura "montrer les dents", et dire non au gouvernement.

En baisse. Le moral des cadres s'améliore, un tout petit peu. C'est ce qui ressort de notre Baro-éco France Inter Viavoice HEC Le Figaro. C'est la vague de juin. Les cadres interrogés demeurent globalement pessimistes sur l'économie française, mais perçoivent une légère amélioration des perspectives, en matière d'emploi ou d'opportunités professionnelles. Les cadres, en revanche, restent inquiets pour leur situation financière personnelle, en pensant aux réformes qui arrivent: celle des retraites, et celle des allocations familiales.Trio. Est-ce en raison de cette préoccupation pour le pouvoir d'achat, en tout cas, ce sont 3 patrons, qui font du combat pour les prix leur "marque de fabrique", qui arrivent en tête du palmarès des dirigeants d'entreprises de ce Baro-éco. Les cadres plébiscitent Michel-Edouard Leclerc, Alain Afflelou et Xavier Niel, le patron de Free.Vert. La petite phrase du patron de Total. Pour Christophe de Margerie, le développement des énergies vertes rend "inéluctable" la fermeture, à terme, de nouvelles raffineries Total en Europe et en France.

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