Depuis hier, c'est appel contre appel, pétition contre pétition, économistes contre économistes. Hier, juste avant le débat télé, "Le Monde", daté d'aujourd'hui, a publié la tribune d'un collectif d'économistes appelant à voter Nicolas Sarkozy. L'appel répond au texte publié, dans le même journal, il y a 3 semaines par d'autres économistes. "Le plus apte à redresser la France et à rassembler les Français, c'est François Hollande" écrivaient-ils alors. La Droite, à 4 jours du second tour, égalise donc: 1 partout. Un appel d'économistes pour chaque candidat. Avec à chaque fois, des signataires qui mettent en avant leur science, leur expertise, leur analyse pour justifier leur choix. Qui insistent aussi, de manière assez gonflée, sur leur impartialité. Dans le texte d'hier, on peut lire ceci: "ni de droite, ni de gauche, la science économique aide à délibérer les choix". "Et, elle a informé le nôtre", écrivent-ils. "Des 2 candidats, Nicolas Sarkozy nous semble le mieux capable de prendre l'avenir à bras-le-corps" écrivent ces économistes. Classés, de longue date, à droite! Dans l'appel de la mi-avril, même grosse ficelle. Les signataires, classés à gauche eux -certains ont même directement participé à la rédaction du programme du candidat socialiste- passent le premier paragraphe de leur texte à expliquer que leur soutien à François Hollande est le résultat d'une analyse des propositions, de la crédibilité des projets et de l'impact des mesures proposées. Pourquoi, donc, inventer, les uns et les autres, une neutralité qui n'existe pas? Passée cette considération, c'est argument contre argument. Pour le texte soutenant François Hollande, on sait que c'est Daniel Cohen qui était à la manoeuvre: "l'efficacité et la justice se rejoignent", peut-on lire avant de retrouver la "patte" de Thomas Piketty, sur la réforme fiscale. Dans l'appel pro-Sarkozy d'hier, c'est Philippe Mongin qui a tenu la plume pour expliquer qu'avec le candidat sortant, "la réforme a cessé d'être un slogan vide" mais, au final, le programme Hollande est peu décrié. Un signataire, libéral autoproclamé, décrypte: "ça été dur d'obtenir des signatures". Au vu des sondages, "beaucoup protègent leurs arrières" explique-t-il, avant de faire les comptes: 19 économistes ont signé pour Sarkozy "plutôt des inconnus". Contre 42 pour Hollande, beaucoup "plus paillettes". Mais, ce pro-Sarkozy trouve une satisfaction: c'est à gauche qu'on compte les économistes, récemment décriés dans un livre -celui de Laurent Mauduit- pour leur lien avec le monde des affaires. "Les Lazard, les Rotchchild, c'est chez Hollande qu'on les trouve"! Il n'y a pas qu'entre candidats que les coups bas peuvent parfois être donnés.

17 millions de chômeurs. C'est le triste record de la zone euro. Selon Eurostat, l'institut européen des statistiques, le taux de chômage, frôle, désormais, les 11%. 10,9 exactement. Les jeunes européens sont particulièrement touchés.I'm Free. L'arrivée de Free sur le marché des mobiles n'en finit pas de redessiner le secteur. Selon le Figaro ce matin, Bouygues s'apprête à racheter Darty Télécom, sa box et son offre mobile. Chez Vivendi, on a enfin trouvé un nouveau patron pour SFR. Ce sera Michel Combes, qui vient de Vodafone. Enfin, France Telécom, ce matin, affiche un chifre d'affaires en léger recul. 615 mille abonnés de perdu, au 1er trimestre.SG. Résultats toujours, ceux de la Société Générale: en baisse de 20% pour les 3 premiers mois de l'année.

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