Tweet de Karine Berger, hier. "A-t-on des exemples où le PDG d'une entreprise exprime publiquement un désaccord avec son actionnaire majoritaire sans être remercié?, demande, faussement naïve, la députée socialiste. Au moment où elle écrit ses 140 signes, l'affaire Yahoo!-dailymotion n'a pas encore pris une tournure politique. Autrement dit, dans la cour de l'Elysée, Arnaud Montebourg n'a pas encore impliqué son collègue de l'Economie, dans la décision prise d'empêcher le rachat du site français par l'Américain Yahoo!, et Pierre Moscovici, depuis Bercy cette fois-ci, à l'occasion d'une conférence de presse, n'a pas encore taclé son homologue du redressement productif en niant toute implication "particulière" dans ce dossier. Bref, quand la député PS tweete, hier matin, le nouveau "bug" gouvernemental, une nouvelle fois en provenance de Bercy, ne s'était pas encore produit. C'est, alors, un autre aspect de cette affaire qui la fait réagir: l'attitude de Stéphane Richard, le patron de France Telecom-Orange, qui a fait savoir publiquement qu'il n'était pas content du tout de l'intervention directe de son ministre de tutelle dans cette affaire. Intervention au nom des 27% du capital que l'Etat détient encore, dans France Telecom. Dans certains étages de Bercy, parmi les entrepreneurs du Net, dans le milieu patronal plus largement, à la Sillicon Valley aussi et dans la presse américaine, c'est aussi ce qui a le plus choqué: l'intervention musclée d'Arnaud Montebourg dans un dossier concernant une entreprise indépendante, côtée en bourse. Sur le fond, les avis divergent. Fallait-il on pas rejeter l'offre de Yahoo!, la réponse n'est pas si évidente. Laisser se réaliser le deal, pour constater dans 6 mois/1 an que le site a totalement disparu, aurait été critiqué. A moins que les contreparties obtenues aient été intéressantes (on dit que Yahoo! était prêt à conserver en France, un pôle en Recherche et Développement important). Mais l'adossement de Dailymotion à un groupe de taille mondial, pour percer -enfin!- à l'international, semble de toutes les façons la seule perspective pour le site français. Ce qui en revanche fait consensus, c'est que le ministre n'avait pas à intervenir, comme il l'a fait, dans ce dossier: pas publiquement, et certainement pas devant le potentiel acheteur (au cours de la désormais fameuse réunion du 12 avril, dans le bureau d'Arnaud Montebourg). Qu'un actionnaire majoritaire donne au dirigeant de l'entreprise ses options stratégiques quoi de plus normal. "C'est même la moindre de choses", commente un patron qui a connu ce genre de situation. "Tout est possible, mais ça doit rester dans le secret des bureaux". On pourrait ajouter "comme les divergences entre ministres".

Austérité. Christine Lagarde, la patronne du FMI, estime qu'il n'y a "pas d'alternative" à l'austérité. Ceux qui pensaient que le Fonds Monétaire International avait changé de polkitique, changé de position, en sont pour leurs frais. Pour Christine Lagarde, il n'y a pas d'autres voies possibles que ce qu'elle appelle une "politique de consolidation budgétaire". Selon elle, il n'est pas possible de recourir davantage à l'emprunt. Pas possible de "refaire" du déficit (c'est son expression), ni de pratiquer une politique de relance. La patronne du FMI concède simplement qu'il faut faire différemment selon situations. "Certains pays doivent tenir le rythme (de la rigueur), d'autres doivent ralentir".Turc . Un méga-contrat turc pour le nucléaire français: 16 milliards d'euros pour la construction de la 2ème centrale du pays. 4 réacteurs. Areva, associé au Japonais Mitsubishi, a réussi à vendre, pour la première fois, son nouveau modèle de centrale, l'Atméa (plus petit qu'un EPR). GDF Suez pourrait être également, retenu pour participer à l'exploitation de la future centrale turque.

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