Vous allez partir à la retraite dans quelques mois. Vous êtes plutôt content mais vous savez qu'il vous reste un dernier travail à faire. Pas forcément urgent, pas forcément "incontournable" (même si votre conscience professionnelle vous dit qu'il faut le faire). Ce dont vous êtes sûr, en revanche, c'est que ce sera une décision "impopulaire": vous risquez de partir critiqué alors même que votre cote, depuis quelques mois, est remontée en flèche. Si vous êtes dans ce cas, 2 options s'offrent à vous. Soit vous décidez de ne rien faire (vous laissez le "sale boulot" au suivant), soit vous prenez votre courage à 2 mains, vous "faites le job" jusqu'au bout. Cet exercice de "psychologie de comptoir": figurez-vous que c'est le grand jeu, en ce moment, sur les marchés financiers. Le futur retraité, objet de toutes les attentions, c'est Jean-Claude Trichet, le président de la Banque Centrale Européenne. 68 ans. Il quittera ses fonctions au terme de son mandat, en octobre prochain. Et le "sale boulot" qui lui reste à faire: c'est décider -ou pas!- de mettre fin à une période faste pour tous ceux qui empruntent de l'argent (par exemple, pour acheter un logement): le crédit pas cher. Depuis presque 2 ans maintenant, le taux directeur de la BCE est fixé à 1%. Cet argent "bon marché" a, incontestablement, participé au sauvetage de l'économie européenne, après la crise financière. Mais, voilà, le contexte change, et maintenant, c'est l'inflation qui inquiète. 2,4% en Europe alors que l'objectif officiel est de ne pas dépasser les 2%. Pour les "durs" de la Banque Centrale Européenne, il est temps d'agir: il faut entamer une hausse des taux d'intérêt, forcément impopulaire, pour contenir la hausse des prix. Même si elle se limite, à ce stade, principalement à l'énergie. Le risque en procédant ainsi, c'est évidemment de casser une croissance européenne encore balbutiante: le débat entre économistes est vieux comme la BCE. Il est technique, théorique. Et donc aussi psychologique. Jean-Claude Trichet, convaincu qu'il faut remonter les taux, va-t-il procéder à cette hausse, avant son départ... ou laissera-t-il son successeur décider, dans 7 mois? Aujourd'hui, à Francfort, il doit prendre la parole, pour sa traditionelle conférence de presse. Plus que jamais, ses propos seront pesés, analysés, disséqués. Y compris ses éventuels lapsus, tics de langage, petits gestes. Tout ce qui permettra de deviner ses intentions de futur retraité. Le taux de chômage en France s'affiche en légère baisse. L'INSEE vient de le publier. C'est ce taux qui fait référence, qui permet les comparaisons internationales. Fin 2010, le taux de hômage en France, s'établissait à 9,2% en métropole. 9,6% avec des Départements d'outre-mer. La réforme fiscale, suite et pas fin. Les 2 François, Fillon et Baroin, doivent dévoiler, ce matin, les premiers éléments de leur projet. La suppression du bouclier fiscal est acquise. L'avenir de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune, lui, est plus incertain: supression ou modification en profondeur, à ce stade, le gouvernement ne tranche pas. Quoiqu'il en soit, dans les 2 cas, les patrimoines estimés à moins d'1 million 300 mille euros seraient, touss à l'avenir, exonérés. Plein gaz. Les résultats de GDF Suez, publiés ce matin: 4,6 milliards d'euros de bénéfices en 2010. En hausse de 3%, sur 1 an.

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