15% d'augmentation sur 4 ans... pas si mal en pleine crise financière... C'est ce qu'ont obtenu les mécaniciens de Boieng qui reprennent le travail après 57 jours de grève... une grève qui a mis à l'arrêt les chaines d'assemblages de la région de Seattle et fait perdre près de 6 milliards d'euros à l'avionneur américain. Une fusion au sommet dans l'électronique japonaise... Le numéro 1 mondial panasonic va racheter Sanyo, spécialiste des piles et des batteries pour téléphones ou ordinateurs portables. Un bénéfice en baisse de 83% au 3eme trimestre... La Société Générale paye encore les mauvais placements de sa banque d'affaire sur le marché américain, dans les produits toxiques, dans des sociétés de crédit immobilier et dans la banque en faillite Lehman Brothers. Mais la Générale continue de gagner de l'argent, près de 2 milliards d'euros de bénéfices net sur les 9 premiers mois de l'année. L'histoire du jour: En pleine crise financière, les députés UMP relancent le débat sur les retraites, ou ce qu’on pourrait appeler l’amendement Guy Roux (relance éric delvaux) C’est au nom de l’ancien entraineur d’Auxerres que le gouvernement défend cet amendement qui autorise les salariés du privé à travailler au-delà de 65 ans, âge limite aujourd’hui, et jusqu’à 70 ans s’ils le souhaitent. A l’été 2007, Guy Roux, 68 ans, avait voulu reprendre du service à Lens... La ligue de football professionnel avait tiqué sur son âge. Nicolas Sarkozy était monté au créneau pour défendre cet exemple du travailler plus pour gagner plus. Quelques semaines plus tard, Guy Roux quittait piteusement les bans des sang et or en pleine déconfiture... Si le Sénat approuve cette mesure en décembre, un salarié aura toujours le droit de partir à 60 ans. Mais éventuellement avec une pénalité financière s'il n'a pas cotisé 40 et bientôt 41 ans. Il pourra toujours partir à 65 ans sans décote ni pénalité, mais il ne pourra plus être mis en retraite d’office, ce qui franchement n’arrange pas les entreprises. Le MEDEF souhaite la fin de la retraite à 60 ans, pour rééquilibrer les comptes. Mais faire travailler les plus de 55 ans, c’est autre chose... On verra si la loi, qui oblige désormais les entreprises de plus de 50 salariés à négocier d’ici 2010 des accords sur l’emploi des séniors, parvient à faire changer les mentalités. En pleine crise financière, la mesure ne sera peut-être pas très populaire. On entend plutôt dans l’automobile, dans la métallurgie, des ouvriers qui devant les suppressions d’emplois annoncées demandent le retour des pré-retraites. esVerra t-on dans quelques années des têtes blanches accepter des petits boulots pour compléter leur petite retraite comme en Angleterre? C’est la crainte des syndicats. Syndicats et patronat sont d’accord sur une chose: Le rendez-vous de 2008 sur les retraites fut un rendez-vous manqué. Pas vraiment de débat, des mesures qui n’assurent pas l’équilibre à long terme des retraites, la question de la pénibilité toujours en suspens... D’où cette impression que petits rafistolages comptables et mesures à la sauvette tiennent lieu de réforme, comme cet amendement voté dans la nuit de la Toussaint.

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