Jusqu'à hier, on ne s'était jamais posé la question: y-a-t-il une ou plusieurs façons d'arracher la peau d'un chat? Etonnante question... d'autant plus que c'est au président de la Banque Centrale Européenne, c'est à Mario Draghi qu'on doit de se l'être posée. Mario Draghi était hier, à Paris, à l'occasion de la réunion mensuelle du Conseil des gouverneurs de la BCE. Elle se tient normalement à Francfort, au siège de la banque, mais 2 fois par an, elle est délocalisée, et hier, c'était donc à Paris, dans les locaux de la Banque de France. La réunion s'est poursuivie, c'est normal, par la traditionnelle conférence de presse. A Paris, du coup hier, ont débarqué ceux qu'on appelent les "ECB's watchers", ces journalistes qui scrutent au millimètre les mouvements de la BCE. Les chaînes de télé, spécialisées dans l'information économique et boursière, ont déployé leurs antennes satellite, à 2 pas du Louvre. Devant l'entrée de la Banque de France, des militants CGT ont déployé une grande banderole réclamant "une politique monétaire au service des emplois". A l'intérieur, pour les journalistes parisiens, c'était l'occasion, en tout cas, de voir "Super Mario" en vrai. Il est venu sans cape, sans sourire ni chaleur excessifs mais surtout sans nouvelles particulières à délivrer. La Banque Centrale Européenne, hier, n'a pas modifié ses taux d'intérêts directeurs. Elle reste sur ce constat: "la reprise est là, mais elle est faible, fragile et inégale" dans la zone euro. Mario Draghi, dans ces conditions, a répété que la BCE maintiendra sa politique accomodante "aussi longtemps que nécessaire", et se tient prêt à utiliser tous les moyens à sa disposition en cas de problème. A l'attention des gouvernements de la zone euro, Mario Draghi a rappelé que pour lui, il n'y a qu'une seule voie possible, celle de la "stabilité et des "réformes". Il faut donc continuer l'assainissement budgétaire, partout, et poursuivre les réformes structurelles (assouplir le marché du travail, notamment). "Comme disent les Américains", lâche alors Mario Draghi, "there is just one way to skin a cat". Il n'y a qu'une manière d'enlever la peau d'un chat. Autrement dit, il n'y a pas d'alternative. Renseignement pris, l'expression américaine existe bel et bien mais elle dit exactement l'inverse: "there is more than one way to skin a cat". Il existe plusieurs façons de le dépiauter. On est au coeur du débat!

Anxieux. Les consommateurs broient toujours du noir. C'est le résultat d'une enquête d'opinion réalisée par le Boston Consulting Group, dans 9 pays. 23 mille personnes interrogées, au total. 59% d'entre elles se disent "pessimistes" pour l'avenir, et ne voient pas la situation s'améliorer dans les prochaines années. Parmi les plus anxieux, on trouve... les Français! 2 sur 3 envisagent, du coup, de réduire leurs achats "non essentiels". Ils pensent au restaurant, à l'équipement de la maison, à l'habillement. Aux équipements électroniques également. A l'exception notable des téléphones portables.ENE. Le recul du gouvernement sur la taxation de l'EBE, l'Excédent Brut d'Exploitation: il se confirme. Face au tollé patronal, Bercy envisage, désormais, de prendre pour base fiscale, l'Excédent NET d'exploitation. La différence devrait permettre de ne plus pénaliser les entreprises qui investissent.Shutdown. Pour le FMI, le "shutdown" aux Etats-Unis n'a, pour l'heure, qu'un impact limité. Mais si la paralysie de l'administration américaine devait se prolonger, l'incertitude pourrait conduire à un resserrement du crédit.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.