C'est une publicité pleine page, publiée hier dans la presse (et qui va être déclinée en version télé, la semaine prochaine). C'est cette pub qui ouvre les hostilités. Panzani, le leader français des pâtes alimentaires, annonce qu'il baisse ses prix partout en France, et il provoque ses concurrents : "Qui d'autre me suit ?" dit la pub. C'est assez rare qu'un producteur achète lui-même des encarts publicitaires pour parler "prix". D'habitude, il se contente de vanter ses produits et laisse aux distributeurs - les Carrefour, Auchan et autres Leclerc - affirmer qu'ils sont les moins chers et qu'ils se battent pour le pouvoir d'achat. Là évidemment, le contexte est tout autre : on sait que le prix du caddie a explosé, ces derniers mois, en raison de la flambée du prix des matières premières. On sait aussi que producteurs et distributeurs s'accusent mutuellement d'en profiter pour augmenter leurs marges. La pub de Panzani participe, donc, de cette "guéguerre" (qui se joue sur le dos des consommateurs) mais elle ouvre aussi les hostilités avec les autres producteurs de pâtes alimentaires. Désormais en effet, tout le monde spécule sur une baisse du prix du blé dur - le principal ingrédient pour faire des pâtes. La récolte commence au Canada (le pays-clé sur ce marché). On sait qu'il a semé 20 % de plus que les autres années : la récolte sera, donc, forcément bonne, les prix vont donc baisser. Avec cette pub, Panzani prend donc ses concurrents de vitesse (certains sont d'ailleurs en difficulté financière), et essaie de leur piquer des parts de marché. Il tente autrement dit, pour les plus fragiles, de les maintenir la tête sous l'eau... sous l'eau bouillante évidemment. Le pétrole est en forte baisse. Le marché, cet été, s'est vraiment retourné... et désormais, les 100 dollars/le baril sont en vue. On était à 147 dollars, début juillet. Le contexte économique, d'une façon générale se retourne, puisque le dollar est maintenant orienté à la hausse, et l'euro à la baisse. La monnaie européenne vaut 1,45 dollar, son point le plus bas depuis février. L'OCDE donne l'explication : l'Europe est, désormais, plus proche de la récession que les Etats-Unis ! Martin Hirsch présente, ce matin, en Conseil des ministres, son projet de Loi instaurant le RSA, le Revenu de Solidarité Active. Il doit remplacer le RMI, notamment. Le Haut Commissaire affirme qu'en 1 an et demi, le RSA permettera à 100 mille allocataires de plus de retrouver un emploi. Il estime, également, que son dispositif ne favorisera pas la précarité et le travail partiel : c'est l'une des principales critiques avancées contre le RSA. La grogne à la Poste , face au futur statut promis à l'entreprise (sa transformation en société anonyme, puis l'ouverture de son capital). Les syndicats dénoncent la "privatisation de la Poste" et ont appelé, hier, à une grève nationale, le 23 septembre prochain.

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