Ce n’est jamais facile de commenter une alliance stratégique entre 2 grands groupes. De dire si oui ou non, a priori, c'est une bonne idée. L’exercice est encore plus difficile quand on ne connaît pas les termes précis de ladite alliance. C’est pourtant ce que tout le monde fait depuis l’annonce, hier matin (on en a parlé ici-même), d’un possible rapprochement entre le Français PSA Peugeot-Citröen et le Japonais Mitsubishi. A ce stade, pour être honnête: on ne sait rien. Si ce n’est que les 2 constructeurs automobile ont reconnu, hier, qu’ils sont, en effet, bien en train de travailler à "élargissement de leur relations". Comme je sais depuis hier, Nicolas (c’est le patron de la BNP qui nous l’a dit, à l’antenne) que « que vous avez avec la gestion d’entreprise des rapports… lointains », je me propose de vous éclairer un peu sur les enjeux de cette affaire. C’est d’abord une course à la taille (c’est évident)… à la "taille critique" en dessous laquelle les constructeurs automobile disparaîtraient. Le patron de Fiat, par exemple, croit "dur comme fer" à cette règle. Et il fixe ce seuil entre 5 et 6 millions de voitures neuves par an. En dessous, c’est "la chronique d’une mort annoncée", pour le constructeur resté seul dans son coin. PSA+Mitshubishi, ça pourrait donner, donc, le 6ème groupe automobile mondial. Pour PSA, cette alliance aurait aussi une certaine cohérence géographique: le groupe est encore trop centré sur l'Europe, alors que la croissance des 10 prochaines années, se fera en Asie. Et, singulièrement en Chine. Mais, ce mariage annoncé comporte aussi pas mal de risques évidemment. Le premier, c'est l'état de santé du constructeur japonais: ses comptes sont dans le rouge, son chiffre d'affaire décline. Comme sa part du marché automobile japonais: il y a beaucoup de travail à faire pour redresser Mitsubishi. Jusqu'à quel point PSA aura le pouvoir de prendre les décisions: c'est toute la question. On voit bien que l'alliance que les 2 groupes envisagent "copie" beaucoup celle qui unit, depuis 10 ans, Renault et Nissan. Ce n'est pas bête puisque que c'est plutôt une réussite. Mais l'histoire de l'industrie mondiale de l'automobile regorge également d'alliances, de mariages, de fusion qui ont mal fini! La Suisse reste "plus que jamais" une terre d'accueil pour les Français fortunés. C'est un magazine suisse Bilan qui l'affirme. Enquête à l'appui, publiée ce matin. Selon le journal, de plus en plus de Riches français cherchent à s'installer en Suisse pour échapper au fisc. Ce phénomène serait, en fait, un effet pervers de la fameuse "liste des 3000" brandit par Eric Woerth, et qui est censée pousser les fraudeurs à se dénoncer. Et bien l'autre solution pour eux, c'est de s'exiler carrément et de s'installer en Suisse. Ce serait donc une tendance "à la hausse", selon le journal qui donne la parole à un avocat fiscaliste de Genève qui décrit, par le menu, la procédure à suivre. Vers une hausse des aides versées aux chômeurs en fin de Droits. Ils sont 300 000. Selon le Parisien-Aujourd'hui en France, l'Allocation Spécifique de Solidarité, versée à ceux qui ont épuisé leurs droits aux Assedic, va être revaloriée au 1er janvier. Une augmentation de 1,2%, à 454, 19 euros par mois.

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