M4gic peut aller se rhabiller. M4gic, ou "M4gic Noël", c'est le personnage inventé par Orange pour vanter, dans ses pubs, sa 4G, ce nouveau réseau pour nos téléphones portables, "plus puisant, plus rapide", nous dit-on. SFR et Bouygues aussi s'y sont mis. Pour tous, cette nouvelle technologie doit leur donner un nouveau souffle. En difficulté depuis plusieurs mois, avec l'arrivée de Free mobile, qui a rebattu toutes les cartes du marché, les grands opérateurs espéraient, avec la 4G, reconquérir des parts de marchés, regonfler, surtout, leurs marges bénéficiaires, mises à mal par les prix cassés de Free. D'importants investissements ont été opérés (pour l'achat des fréquences, l'adaptation du réseau, la promotion donc), mais, hier, par un simple tweet de son patron Xavier Niel, annonçant sa nouvelle offre, Free est venu gâcher la fête. Gâcher les fêtes de fin d'année des opérateurs. Free a décidé de mettre la 4G au prix de la 3G, là où ses concurrents proposent des forfaits, au minimum 10 euros plus chers. Et c'est toute leur stratégie qui est foutue par terre.

Alors SFR, Bouygues et Orange contre-attaquent en expliquant, comme il y 2 ans d'ailleurs, au moment de l'apparition du nouvel entrant, que le réseau de Free, pour la 4G, n'est pas "au niveau". Le gouvernement vole à leur secours, étonnamment: "je ne crois pas au Père Noël" a dit Fleur Pellerin, alertant les consommateurs devant l'offre surprise de Free. Cela dit, les opérateurs -comme la ministre- devraient regarder de plus près le Baromètre Posternak sur l'image des marques que publie France Inter ce matin: le secteur de la téléphonie, globalement, recule, parce que le téléphone reste vécu comme une dépense contrainte, qui pèse sur le budget, mais Free s'en tire mieux que ses concurrents: la marque bénéficie d'un socle important d'afficionados (souvent des moins de 35 ans), et semble s'être débarrassée de son image de "casseur d'emplois" qui avait accompagnée son entrée dans le secteur, il y a 2 ans ("les prix contre l'emploi", voilà ce qu'on entendait). Aujourd'hui, son image progresse, avec cette donnée supplémentaire: alors que SFR, Bouygues et Orange ont une cote plus forte à droite qu'à gauche (eh oui, les marques ont une couleur politique!), pour Free, c'est exactement l'inverse: l'opérateur, en cassant les prix, plait plus à gauche qu'à droite.

Terminus. Les Britanniques sortent d'Eurostar. Le gouvernement Cameron devrait le confirmer aujourd'hui: il s'apprête à vendre ses parts dans la compagnie ferroviaire qui relie, entre autres Londres à Paris et Bruxelles. Il détient, aujourd'hui, 40% du capital. Les recettes de cette privatisation permettront de financer, outre-Manche, un vaste plan d'investissements dans les infrastructures du pays. La SNCF détient 55% du capital d'Eurostar.Très haut. Le prix du lait au plus haut, il finit l'année sur un record historique. Et boosté par la demande mondiale, le cours du lait devrait progresser, encore l'année prochaine.Image. Le baromètre Posternak-IFOP, avec France Inter. Nouvelle vague, aujourd'hui. La dernière de l'année. Dans l'ensemble, l'image des marques -c'est ce que mesure ce sondage- se stabilise en cette fin d'année. Mais signe que le pouvoir d'achat redevient une proccupation majeure pour les Français, le secteur de la grande distribution progresse nettement. Yves Rocher reste en tête du classement, suivent Airbus (2e) et Leclerc (3e).

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