Le quotidien britannique des affaires, le Financial Times, évoque la "so-called Google-tax" à sa Une, ce matin. Une taxe, en fait, sur toutes les multinationales devenues championnes de l'optimisation fiscale, cet "art" qui consiste, en toute légalité, à délocaliser les profits, pour ne pas payer d'impôts. C'est une des conséquences, surprenantes, de cette crise: c'est le Royaume-Uni qui vient de décider d'instaurer une telle taxe, première mondiale! C'est plutôt la France qui se distingue, d'habitude, pour son inventivité fiscale, mais là, elle vient, donc, de faire doubler par les Britanniques. Alors, avant de voir le "comment", un mot du "pourquoi". Le Royaume-Uni a bel et bien renoué avec la croissance, mais ce regain d'activités ne se traduit pas en recettes fiscales: le déficit public britannique continue à se creuser (c'est sans doute la faute à ses salaires poussés vers le bas, à ces emplois précaires multipliés, qui réduisent, au final, les rentrées de cotisations sociales, ou d'impôt sur le revenu). Le gouvernement de David Cameron cherche, donc, comme les autres les moyens de remplir les caisses. Hier, le ministre britannique des finances, a donc, annoncé plusieurs mesures. D'abord, George Osborne va taxer ses banques: "elles ont reçu un soutien public dans la crise, elles doivent maintenant soutenir les finances publiques" a dit le ministre. Et puis, il a innové, dévoilé cette nouvelle taxe sur les multinationales. "Certaines des plus grandes entreprises au monde utilisent des structures élaborées pour éviter de payer des impôts. Ce n'est pas juste pour les entreprises britanniques, ni pour les Britanniques" a-t-il dit, visant les géants du Net évidemment, mais aussi les cafés Strarbucks, très décriés, outre-Manche. Le gouvernement britannique va, donc, taxer à 25% leurs bénéfices "générés au Royaume-Uni mais transférés artificiellement ailleurs". Il en attend l'équivalent de plus d'un milliard d'euros de recettes supplémentaires, sur 5 ans. L'annonce ne passe pas inaperçue mais problème: hier, le ministre britannique n'a donné aucun détail, aucune information sur les contours de cette taxe. On est impatient de les connaître parce que tous les spécialistes se demandent comment le gouvernement britannique réussi ce tour de force, notamment sans réécrire les Traités internationaux. Beaucoup de pays, de gouvernements, de Parlementaires, ont rêvé de cette "taxe Google" mais, jusqu'ici se sont cassé les dents sur sa faisabilité. On a hâte de savoir comment les Britanniques vont s'y prendre.

En hausse. Le chômage en France à 10,4%. Chiffre publié, il y a quelques instants "aux normes internationales", comme on dit. Les vrais chifres, quoi. Ils sont en nette hausse. 10,4%, c'est le taux de chômage en France. 9,9% en métropole.

En hausse. Les tarifs réglementés du gaz vont augmenter, au 1er janvier prochain, de 1,8%. Information du Figaro. Ce n'est pas la traditionnelle formule de calcul de ces tarifs qui en cause, cette fois-ci: elle donne plutôt des prix à la baisse. Mais ce sont les taxes qui vont augmenter. Conséquence d'une décision prise, il y a un an: l'augmentation progressive de la contribution carbone.

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