La faute à "pas de chance". C'est un peu comme ça que Danone explique et tente de minimiser l'échec de l'une de ses dernières innovations, lancée il y a presque 2 ans. Cette inovation, c'est "essensis", un yaourt présenté comme "révolutionnaire" à son lancement, mais qui a va être retiré de la vente, en France, à la fin de ce mois. "Essensis", c'est un yaourt enrichi en vitamine E, en Omégas 6, en anti-oxydants et en pro-biotiques. Grâce à tout ça, c'est un yaourt qui est censé posséder des vertus "cosmétiques". Il est censé rendre la peau "plus saine, donc plus belle". Essensis, disait la pub, "nourrit votre peau de l'intérieur". Evidemment, depuis son lancement, le débat faisait rage : Danone expliquait, tests scientifiques à l'appui, que tout est vrai. Des associations de consommateurs n'ont, en revanche, cessé de dénoncer la supercherie. Est-ce la raison de l'échec ? Danone s'en défend, évidemment, invoque la crise, le contexte économique. La faute à "pas de chance" donc, parce qu'un produit innovant comme celui-ci - et surtout beaucoup plus cher qu'un yaourt normal - a besoin de temps (et d'argent) pour s'installer. Pour d'autres, en revanche, c'est la stratégie de Danone qui vient d'en prendre un coup. Franck Riboud, le patron, l'explique depuis des mois et des mois : Danone n'est plus le "géant de l'agroalimentaire de papa" (du sien en l'occurence) mais c'est, désormais, une entreprise tournée vers "l'alimentation-santé" (très rentable). Ca marche, globalement : Activia, Actimel sont des produits qui cartonnent... des "blockbusters" à plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires mondial. Mais la branche nouvelle, la branche "beauté", elle, vient de vivre un épisode douloureux. C'est ce qu'on appelle la "cosmétofood", ou la "dermonutrition". "Essensis", c'était, en France, le produit "phare" de cette tendance. Avec son échec, preuve est faite que les consommateurs ne sont pas que des "gogos". Un spécialiste en nutri-marketting affirme, pourtant que ce marché, un jour sera florissant : le concept "manger pour être belle", dit-il, va finir par s'imposer. Barack Obama rejette le protectionnisme. Le Président américain, cette nuit, a pris une position très claire contre la clause protectionniste, introduite par des parlementaires, dans son Plan de relance, en discussion actuellement au Congrès, à Washington. Cette clause surnommée "buy american" - "achetez américain" - impose une priorité, voire une exclusivité, aux matériaux du pays, pour tous les chantiers qui vont être lancés. Le Canada, l'Europe (par la voix d'Angela Merkel, encore hier) multipliaient les protestations. Barack Obama a, finalement, qualifié le projet "d'erreur", de "source potentielle de guerre commerciale". Il promet une réécriture du texte. Se prendre en main. Effet de la crise, peut-être. Déjà 43 000 personnes se sont inscrites pour accéder au statut d'autoentrepreneur, mis en place il y a à peine 1 mois par le gouvernement. C'est un statut très simplifié pour créer une entreprise - activité commerciale, artisanale... - parfois, et même surtout, en complément de son activité principale. Il sera d'ailleurs bientôt ouvert aux fonctionnaires. Toujours plus bas ! Alcatel-Lucent (équipementier en télécommunications), ce matin, annonce de nouvelles pertes "record": plus de 5 milliards d'euros, en 2008.

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