La dette des Etats, c'est depuis quelques jours, la grande affaire, la grande crainte des économistes, et des dirigeants européens. Après avoir vécu l'effondrement d'une banque (avec les conséquences que l'on sait, et que l'on vit encore...), ne va-t-on pas assister à l'effondrement d'un pays tout entier! C'est la grande question... même si on s'amuse pas mal à se faire peur dans toute cette histoire. Et on alimente, beaucoup la spéculation et les "attaques" contre certains pays et contre la zone euro. Et du coup (c'est le serpent qui se mord la queue) on se dit que, finalement, on a raison de s'inquièter! Hier, Bruxelles a mis en quelque sorte la Grèce sous tutelle. La Commission a, certes, validé le plan de redressement proposé par le gouvernement grec, mais a décidé de ne plus le lâcher d'une semelle, et de contrôler la réalité de chacune des mesures de rigueur qu'Athènes s'est engagé à mettre en placer. Mais hier, l'orage de la dette s'est déplacé. Et c'est sur l'Espagne et la Portugal qu'il s'est arrêté, les 2 pays commençant à être malménes sur les marchés. Situation plus grave encore pour le Portugal qui a carrément raté une opération de refinancement! Ce qu'on entend, désormais, à Lisbonne, c'est la même défense que le grec Papandréou, il y a quelques jours. Les "inquiètudes qui s'expriment sur les finances publiques portugaises sont totalement infondées" a expliqué, hier, José Socrates, le Premier ministre portugais... avant de s'en prendre, fort justement, aux agences de notation... ces agences chargées d'élavuer le risque des produits financiers, proposés aussi bien par les grandes entreprises que les Etats. Ce sont elles qui ont ouvert les hostilités... en abaissant les "notes" de certains pays, et en suscitant, du coup, l'inquiètude que l'on ressent aujourd'hui. Ces agences font, en fait, payer aux Etats la dérive de leurs comptes publics alors que c'est bien l'argent qu'ils ont déversé qui a permis d'éviter la terrible dépression qu'on nous annonçait après la chute de Lehman Brothers... une chute, dûe aux subprimes que les agences de notation évaluaient "sans risque"! Voilà un rappel du Premier ministre portugais qui écorne, sérieusement, la crédibilité des agences de notation. A la SNCF, les syndicats se demandent quelle suite à donner à leur grève. C'était une grève "carrée" comme on dit. 24 heures, non reconductibles. De l'aveu même des syndicats, la participation n'a pas été aussi forte qu'espérée. Entre 28 et 35% de grévistes, selon les sources. Les syndicats doivent se revoir, cet après-midi, pour décider de la suite à donner à leur mouvement, pour défendre l'emploi à la SNCF. Mais l'unité se fissure: Sud-rail souhaiterait lancer une grève reconductible. Qui n'a pas l'air d'intéresser l'UNSA et la CDFT. Quant à la CGT -majoritaire-, elle n'a encore rien dit. Et attend, dit-elle, les propositions de la direction. Taxe bonus... suite. La "taxe sur les bonus bancaires" sera affectée, intégralement, au financement des PME. 360 millions d'euros, au total. C'est ce qu'ont, finalement, voté les députés, hier soir... fruit d'une compromis que Bercy a trouvé avec la majorité UMP qui refusait avec le PS, la solution initiale proposée par la ministre de l'Economie. Toyota... toujours malmené. Nouveau recul de 4% ce matin, à la Bourse de Tokyo. Le constructeur japonais estime que la "crise des pédales d'accélérateur" lui coûtera 1 milliard 400 millions d'euros!

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.