Bernard Thibault tacle Laurent Berger qui déplore les excès de Jean-Claude Mailly, qui, lui, va défiler avec le "patron" de la CGT contre la réforme du marché du travail, signée par la CFDT, et par le Medef. Le Medef, de son côté surveille, comme le lait sur le feu, la transposition de l'Accord dans la Loi, mais prévient: l'urgence c'est aussi l'Assurance chômage! C'est ainsi qu'on pourrait résumer (difficilement, j'en conviens) les dernières 24 heures passées à écouter et lire les uns et les autres. Si on reprend le fil, il faut commencer avec Goodyear et, donc, ce tacle -disons "régulier"- de Bernard Thibault sur son homologue de la CFDT, Laurent Berger qui a accusé la CGT d'être responsable de la situation, dans l'usine d'Amiens-Nord. "Beaucoup de gens, y compris parmi les responsables syndicaux, commentent la situation "de l'extérieur", ils n'ont "aucune influence dans ce dossier" lui a répondu, hier sur France Inter, Bernard Thibault. Bernard Thibault qui a confirmé, également, l'étonnant attelage qu'il s'apprête à former avec Force Ouvrière: les 2 organisations prévoient de manifester, ensemble, contre le projet de Loi sur la réforme du marché du travail. CGT et FO n'y voient que des reculs pour les salariés. La CFDT, elle, défend sa signature. Et Laurence Parisot, pour le Medef, prévient les députés: ils n'ont pas intérêt à modifier l'équilibre de l'Accord trouvé. Il y a des "lignes jaunes" à ne pas franchir, "dans chaque article", estime la patronne du Medef, dans un avertissement qui vaut aussi pour le gouvernement. Voilà, donc, la prochaine bataille qui s'amorce mais ce week-end, à la télé, à la radio, dans les journaux, les leaders syndicaux et patronaux ont aussi rappelé aux Français que d'autres efforts les attendent, et ça donne un peu le vertige: la réforme du financement de la protection sociale, les retraites mais aussi l'Unedic. Laurence Parisot, hier, a dramatisé la situation. 18 milliards de déficit cumulé, fin 2013, "on n'a jamais vu un tel déficit. Il va falloir réinventer, l'Assurance-chômage", selon elle qui demande des réunions d'urgence. "Plus on est généreux, plus le chômage est élevé" affirme-t-elle. "Pas question de baisser les indemnités" lui répond, dans les Echos, ce matin, Laurent Berger. Dans le secteur social, les dossiers, "sensibles et brûlants" ne se succèdent pas, ils se superposent et s'enchevêtrent.

Compliqué. Ca se complique pour Anne Lauvergeon, candidate à la présidence d'EADS. L'ancienne patronne d'Areva est la candidate de Paris pour le poste. L'Elysée se targue du soutien du gouvernement allemand, mais c'est au sein de l'entreprise que la décision doit être validée. Et, selon le Figaro ce matin, ça bloque. Un Conseil d'administration s'est rénui, hier, selon le journal. Il aurait validé l'arrivée d'Anne Lauvergeon en tant qu'administratrice mais le Conseil d'EADS ne serait pas favorable, en revanche, à son élection en tant que présidente. Les administrateurs lui préfèreraient Denis Ranque, l'ancien patron de Thales. C'est maintenant à l'Assemblée générale des actionnaires d'EADS de voter. Elle devrait se prononcer avant la fin mars.Déprimés. Le "Baro-éco" France Inter Viavoice HEC Le Figaro. C'est la vague de février. Le moral des cadres se stabilise, selon notre sondage... se stabilise à un niveau très bas. Chômage et niveau de vie inquiètent toujours.

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