"La concurrence, ce n'est pas une politique... c'est l'absence de politique": cette petite phrase d'Arnaud Montebourg ne cesse de raisonner depuis que le ministre du Redressement Productif l'a prononcé. C'était vendredi dernier, à l'occasion des voeux de la Fédération Française des Télécoms, qui réunit les grands opérateurs français, à l'exception notable de Free. Dans ce discours, le ministre s'en est donné à coeur joie, semble-t-il, racontant, par exemple, un entretien qu'il a eu avec le patron de l'Autorité de la concurrence, Bruno Lasserre. "Vous, lui aurait lâché le ministre, vous êtes contre les ententes. Moi, je les organise. Vous, vous êtes nommé et moi, je suis élu. Qui a raison? Forcément moi" aurait conclut Arnaud Montebourg, se citant lui-même. Le ministre précisa ensuite: "une entente n'est pas forcément condamnable, elle peut être utile". Il est évident qu'Arnaud Montebourg dénonçant la concurrence à tous crins, visait directement Free, et tous ceux qui ont défendu l'arrivée d'un 4ème opérateur. Evoquant une entente "utile", le ministre pensait, bien-sûr, à l'accord que viennent de passer SFR et Bouygues Telecom. Les 2 opérateurs, et c'est une première en France, viennent de décider de fusionner leurs réseaux mobiles. On appelle ça "la mutualisation des réseaux". Les 2 marques vont subsister, de ce côté-là pas de changement, elles sont même tenues de conserver des stratégies commerciales bien distinctes, "au nom de la concurrence". Mais, côté coulisses, pour économiser sur leurs coûts opérationnels, les 2 opérateurs vont mettre en commun leurs réseaux d'antennes, dans les zones les moins denses du pays (l'Accord ne concerne pas, toujours au nom de la concurrence, les grandes agglomérations). Hier, les patrons de Bouygues Télécom et de SFR ont présenté les détails de l'opération. Ils se sont répartis le pays: grosso modo, l'ouest et le sud-est pour Bouygues, le reste pour SFR qui s'occupera aussi de la Corse), chacun dans sa zone étant chargé de veiller au bon fonctionnement des 2 réseaux. Le but, c'est de démonter, d'ici à la fin 2017, tous les doublons: 7 mille antennes, au total. Ce démontage coûtera cher, mais une fois terminé, il générera 100 millions d'économies par an pour Bouygues, 200 pour SFR. L'un et l'autre jurent qu'il n'y aura aucun impact sur l'emploi et que tout l'argent gagné sera réinvesti dans le réseau, pour améliorer sa qualité. C'est sûr, dit comme ça, l'entente paraît aussi "magique" que la concurrence, qui par exemple met la 4G au prix de la 3G!

Noir. Après un mois de janvier très mauvais (le "pire" depuis 2010 pour le CAC40), les places boursières ont, à nouveau, assez nettement reculé hier. -1,4% à Paris... A Wall Street, -2% pour le Dow Jones. Tokyo, ce matin, a terminé en chute de 4%. Tout inquiète: de mauvais indicateurs aux Etats-Unis et en Chine, les turbulences persistantes dans les pays émergents et encore la crainte d'une déflation en Europe.TVA. Les taux de TVA fâchent... Jean-Michel Jarre. Le musicien, qui préside la Confédération internationale des Sociétés d'auteurs, a dénoncé, hier au Midem à Cannes, un "racisme intellectuel" envers la musique. "La France est très bonne pour protéger la littérature et le cinéma mais pour d'osbcures raisons, poursuit-il, "la musique est considérée comme quelque chose de mineur". La TVA sur le disque est passée de 19,6 à 20% le 1er janvier dernier. Elle est à 5,5% pour le cinéma, le livre et le spectacle vivant.

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