A dire vrai, on a du mal à le croire: vendredi dernier, 31 décembre, et donc dernier jour de la "prime à la casse" automobile, Citroën a enregistré pas moins de 10 mille commandes de voitures. 10 mille commandes, en une seule journée! Le directeur commercial de la marque affirme que certaines ont même été passées, juste avant minuit, puisque des concessions sont restées ouvertes, toute la soirée. La "nuit de la St Sylvestre chez mon concessionnaire", fallait y penser, certains l'ont fait! Au total, sur l'ensemble du mois de décembre, 370 mille commandes -cette fois-ci toutes marques confondues- ont été passées. Pour les constructeurs, ce mois de décembre "de folie" permet d'envisager sereinement le début d'année. Ils vont être occupés, jusqu'en février-mars, à produire et à livrer tous ces véhicules commandés et à encaisser les chèques. Puis, viendront, forcément, les mois difficiles. "Après la prime... la déprime": le marché français de l'automobile devrait reculer d'au moins 10%, en 2011 (on ne se rachète pas une voiture chaque année, évidemment). Pour les constructeurs et les concessionnaires, le marché va, en fait, se décaler, se recentrer. Il va retrouver ses clients "habituels", ceux qui ne viennent pas que pour les "promos". Des petites voitures citadines (celles qui ont cartonnées grâce à la prime à la casse et aux bonus écolo), on va se concentrer, explique un constructeur, sur les véhicules de taille plus importante et, surtout, plus chers: les berlines, les 4X4, les crossovers. Alors en regardant une dernière fois dans le rétroviseur, on peut dire qu'en 2010, les constructeurs français, grâce aux perfusions de l'Etat (la prime à la casse a coûté, quand même, un plus d'un milliard d'euros aux contribuables) s'en sortent pas si mal. Sur 12 mois, les ventes de Peugeot Citroën ont reculé de 1,3%. Celle de Renault ont progressé de plus de 4%, mais, dans son cas, attention à l'effet d'optique! Ce sont les ventes Dacia qui expliquent ce résultat, le succès incontesté des Logan. Un succès qui canibalise Renault, autre "tendance lourde" de l'année 2010. Moins de mauvais plans. C'est le journal "Les Echos" qui révèle, ce matin, les toutes dernières statistiques du ministère du Travail. Et elles montrent un recul très marqué des plans sociaux, dans notre pays. Au cours des 3 derniers mois recensés, 230 plans sociaux ont été engagés. Soit moitié moins qu'il y a un an. En octobre dernier, on avait même atteint un niveau "pas vu" depuis 10 ans. On est, donc, revenu à la situation d'avant crise. Cela dit, ces bons chiffres cachent, peut-être, les autres méthodes des entreprises pour réduire leurs effectifs. Toutes, en effet, n'ont pas recours à un plan social, toujours coûteux et compliqué à mettre en place. Elles "jouent" beaucoup, également, sur le non-remplacement des départs en retraite, ou sur les "ruptures conventionnelles" qui se substitueraient, ainsi, aux licenciements économiques. Un "ami" à 50 milliards.Facebook, évalué à 50 milliards de dollars, hier, à l'occasion d'une vaste levée de fonds, menée par la banque américaine Goldman Sachs. Facebook double Yahoo!, eBay et Time Warner.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.