Maxime Saada, le Directeur général adjoint de Canal+, avait, visiblement, préparé sa parade. Hier, il présentait, à la presse, son nouveau projet: une chaîne de plus. "Canal+ séries", nouvelle déclinaison thématique de la chaîne cryptée. A la rentrée (le 21 septembre, exactement) elle viendra s'intercaler entre Canal+ sport et Canal+ family, dans le "bouquet" qui entoure le Canal historique. Une chaîne supplémentaire qui ne coûtera pas plus cher à l'abonné. Hier, Maxime Saada, chargé du projet, voulait bien parler du contenu de cette nouvelle chaîne, mais surtout pas "stratégie", ni "argent". Lui qui s'est longtemps occupé, précisément de ces questions-là, travaille à l'édition, désormais. Du coup, quand pendant la conférence de presse, les journalistes lui demandent: combien coûtent ces nouveaux programmes, combien d'abonnés compte-t-il retenir ou gagner, avec cette nouvelle offre, il répond: "j'ai oublié", "je ne m'occupe plus des chiffres". Au déjeuner, un peu plus tard, entre un quasi de veau et un délicieux sabayon au chocolat, caramel au beurre salé, glace vanille, Maxime Saada pousse la blague à son maximum: "je suis un artiste aujourd'hui, un saltimbanque, je ne réponds plus à ces questions". Tout le monde se marre -"esprit Canal"- mais on a compris qu’on n’aura rien de plus. Tout juste, concède-t-il que, oui, il s'agit bien pour Canal+, avec cette nouvelle chaîne, de s'adapter au contexte économique et de contrer la concurrence de plus en plus vive: Orange Cinéma Série, qui marche bien. Et peut-être, bientôt, en France, Netflix ou Amazon, des services de vidéos à la demande par abonnement, qui cartonnent aux Etats-Unis. Canal+ a perdu 80 mille abonnés, l'année dernière. Il faut, donc réagir, et comme les séries, c'est la 3ème motivation d'abonnement à Canal+, après le cinéma et le sport, l'idée a germé, l'année dernière, au sein du groupe, de créer cette chaîne. Les séries ont un avantage supplémentaire: elles attirent un public plus jeune, plus fémimin. Ce qui permet d'élargir le panel au-delà de ces seuls messieurs jamais assez gavés de football. La nouvelle chaîne de Canal diffusera des séries inédites (Hannibal, The Americans, Utopia...): la bande-annonce est alléchante. Elle espère aussi être une réponse au téléchargement illégal: comme certains de ses concurrents, elle proposera très vite après leur diffusion américaine (2 à 7 jours) "en haute définition, avec les bons sous-titres", les nouveaux épisodes de séries cultes. Hier, au milieu des jounalistes spécialistes de la télé, on se perdait, un peu, dans les titres et les numéros: Scandal 3, Mad Men 6, Royal Pains 4, Mon oncle Charlie 10, ou encore Nurse Jackie 5. "Que du bon" paraît-il.

Déjà-vu. Le Portugal qui donne l'impression de rechuter. La crise politique, à Lisbonne (avec la démission de 2 ministres) se répercute sur les marchés: les taux d'intérêt sur la dette portugaise sont repassé au-dessus de 8%, hier. La bourse de Lisbonne a chuté entrainant à la baisse les autres places boursières européennes. La Grèce est, également, à nouveau dans le collimateur: elle a jusqu'à lundi pour donner des gages, à ses bailleurs de fonds (Europe et FMI) sur son programme de privatisations. Sur les marchés, on redoute, désormais, une nouvelle "tempête" financière, cet été.

Pas lui. Le fichier clients de Virgin n'a pas été vendu 122 euros 50, à un inconnu, mais 54 mille euros... à la Fnac! C'est ce qu'a précisé le liquidateur judiciaire de la chaîne culturelle. Hier, un jeune entrepreneur toulousain, de bonne foi, avait cru avoir remporté l'enchère.

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