C'est à la Une des Echos, ce matin. Et c'est aussi ce que vous racontent, en ce moment, tous les professionnels du secteur des télécoms. L'internet mobile illimité (l'accès illimité à internet, via son téléphone portable), c'est, peut-être, bientôt fini! A peine, commence-t-on à y prendre goût (plus de 7 millions d'utilisateurs, en France) que, déjà, les spécialistes du secteur appelent à mettre fin aux formules de connections illimtées. Le problème est connu. Le marché des téléphones multimédias explose, en ce moment. Iphone, Blackberry, Androïd et autres smartphones se multiplient. Se généralisent. Avec pour conséquence, l'explosion des tranferts de données sur les réseaux mobile. Des réseaux qui ne sont pas extensibles à l'infini (même si la technologie progresse vite, et accélère les débits). Les réseaux mobile commencent, donc, à saturer. A se boucher! Sur le réseau de l'opérateur ATT, aux Etats-Unis, on s'aperçoit, aujourd'hui, que les très gros consommateurs d'internet mobile... ceux qui profitent au maximum des forfaits illimités... ces 2% d'abonnés -grands surfeurs- s'approprient 40% de la bande passante. Et, donc, ralentissent la vitesse de connexion de tous les autres! D'où, cette décision d'ATT d'arrêter de vendre des forfaits internet illimité, à ses abonnés. En fait, ATT décide de commencer à segmenter son marché: ceux qui ont l'intention de surfer abondamment sur internet, via leur téléphone mobile... par exemple, en allant voir des vidéos sur YouTube (c'est aujourd'hui -la vidéo- la grosse tendance sur internet)... ceux-là, vont devoir payer plus cher! Concrêtement, quand ils auront dépassé une certaine limite, ils devront recharger, en payant, leur abonnenment. Autre façon de faire: en Espagne, depuis novembre dernier, Vodafone commercialise une version "premium", la seule avec l'internet illimité. Et donc, plus chère. En France, les opérateurs jurent (parce leurs réseaux, affirment-ils, sont plus puissants)... en France, les opérateurs jurent qu'ils n'envisagent pas à ce stade, de "casser" leurs formules illimitées. Mais on sait qu'il ont recours, déjà, un autre subterfuge, une "3ème méthode" pour éviter la saturation de leurs réseaux. Ils brident le débit de leurs abonnés les plus gourmands: passée une certaine consommation, la vitesse de connexion ralentit. Pour nombre de spécialistes, ils ne tiendront plus très longtemps. Et mettront fin, eux aussi, bientôt à l'illimité. Les emplois, en France, sont de plus en plus, précaires. C'est ce qui ressort des dernières statistiques de l'INSEE, publiées hier. Elles montrent que le taux de chômage, s'est -enfin!- stabilisé, en France, au début de cette année. Il reste, cela dit, à un niveau élevé: 9,9%, quand on inclut les départements d'Outre-mer. La situation des jeunes, notamment, s'améliore mais c'est au prix d'emplois précaires: intérim et CDD. Aujourd'hui, en France, moins d'un Français sur 2 bénéficie d'un CDI, un Contrat Durée à Indéterminée. Banques malades? Toujours l'inquiètude, en Europe, sur l'état de santé des banques. Signe supplémentaire: la Banque Centrale Européenne vient d'enregistrer un record absolu (320 milliards: plus qu'après la faillite de Lehman Brothers), pour ce qu'on appelle ses "facilités de dépôts". C'est la possibilité, pour les banques commerciales, de lui confier de l'argent, pendant 24h. Ca ne leur rapporte pas grand chose, mais c'est sans risque. Et surtout aujourd'hui, les banques préfèrent utiliser cette facilité, plutôt que de se prêter entre elles. La "méfiance" règne. G20 Finances. Réunion, aujourd'hui et demain en Corée du Sud, du G20 "Finances" (les ministres du même nom, et les patrons de banques centrales de 20 pays). Une équation, pour eux, à résoudre: comment favoriser le retour de la croissance, tout en s'attaquant à la réduction des déficits et de la dette.

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