Je ne sais comment était le vôtre mais le dimanche, hier, au Medef n'a pas été très agréable. La lecture du JDD, le matin, puis l'écoute des émissions politiques, en fin de journée, ont laissé un goût désagréable aux responsables de l'organisation patronale. Certains d'entre eux le disent, du coup: à peine un mois après son installation, le gouvernement commence (comment dire?) à les agacer! Ce Président, ce Premier ministre, ces ministres, qui n'ont que le mot "concertation" à la bouche sont-ils déjà en train de faire exactement le contraire, c'est-à-dire décider avant toute discussion approfondie avec les syndicats ET le patronat? Que le Medef n'approuve pas les projets du gouvernement, socialiste, ne peut être, tout à fait, une surprise mais l'organisation patronale, à la veille d'une nouvelle rencontre, demain à Matignon (cette fois-ci avec tous les partenaires sociaux, réunis autour de la même table) veut faire passer un message: attention, la méthode prend -déjà!- un mauvais pli. Et sur le fond, un proche de Laurence Parisot qualifie certains points "d'inaceptables", d'ores et déjà. C'est le cas des "licenciements boursiers" évoqués, hier soir, par Michel Sapin. Le ministre du Travail, invité de BFM-TV, a promis d'agir vite contre ces licenciements "qui ne servent qu'à augmenter les dividendes". Le Medef s'agace: ce concept est "mauvais" et surtout, il est "hors sujet" aujourd'hui, alors que la crise frappe. La délégation du Medef l'a dit à Jean-Marc Ayrault, la semaine dernière. Le Premier ministre a écouté, mais n'a rien dit, mais voilà, son ministre annonce déjà une Loi! Sur les retraites, même agacement patronal. Lors de leur rencontre, à Matignon, puis chez Marisol Touraine, le gouvernement n'a donné, au Medef, aucune indication particulière sur les contours du décrêt, à venir, sur le retour aux 60 ans -aucune piste- mais, en lisant le Journal du Dimanche hier, les représentants du patronat ont découvert, disent-ils, que la mesure pourrait être plus large que prévu, en prenant en compte, notamment, les congés maternité. Au Medef, on se dit surpris de constater que le gouvernement en dit, manifestement, plus aux syndicats qu'aux représentants patronaux.

Palmarés. Les cadres plébiscitent Michel-Edouard Leclerc, Xaviel Niel et Guillaume Pépy. C'est le résultat de notre "Baro-Eco", France Inter Viavoice HEC Le Figaro. Régulièrement, on demande aux cadres leur opinion sur les chefs d'entreprises les plus connus. Le très médiatique Michel-Edouard Leclerc arrive premier avec 60% d'opinion favorables. Sa stratégie gagnante (face à Carrefour) est saluée. Xavier Niel se glisse à la 2ème place, après le lancement tonitruant de Free mobile. 3ème, Guillaume Pépy, le patron de la SNCF. Anne Lauvergeon est 4ème.Le moral des cadres se redresse, légèrement.Plan. Un "plan global" pour sauver la zone euro: selon la presse allemande, c'est ce que prépareraient les 4 institutions européennes: Conseil, Commission, Banque Centrale et eurogroupe. Ce plan, qui pourrait être dévoilé à la fin de ce mois, incluerait notamment une aide directe aux banques espagnoles et la mise en place d'une supervision du secteur bancaire, au niveau européen.

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