C'était prévu pour aujourd'hui mais ce sera, finalement (sauf nouveau contre-temps), jeudi que les autorités monétaires américaines doivent dévoiler les résultats du "test de résistance" (on dit aussi "stress test"... mais comme c'est très difficile à dire on préfère "test de résistance"). C'est une série d'épreuves (théoriques mais très précises) que viennent de subir les 19 plus grandes institutions financières des Etats-Unis : 19 banques, sociétés de crédit ou assureurs qui font courir un risque à tout le système, puisqu'elles pèsent, à elles toutes, plus de 100 milliards de dollars d'actifs, 2 tiers du système bancaire américain. Ces tests consistent, notamment, à simuler une importante contraction de l'activité économique dans le pays (immobilier, chômage...) et à même imaginer la faillite de certains établissements-clé, et de voir quelle banque résiste bien à ces chocs, et quelle autre, vacille. Après ce qu'on a connu, l'automne dernier, la chute de Lehman Brothers, et le terrifiant jeu de dominos qui a suivi (jusqu'en Europe), l'idée de tester la solidité financière de ces géants très fragiles, c'est une excellente idée. Sauf qu'il y a un effet pervers (notamment à publier ces résultats) : le test peut semer, lui-même, la panique, et peut aller -pourquoi pas ?- jusqu'à provoquer une nouvelle crise ! Tout théorique qu'il soit, l'exercice, de fait, va désigner les maillons faibles du système, un système encore fragile. Les premières rumeurs qui circulent ne sont pas rassurantes d'ailleurs, puisque Citigroup et Bank of America (tout simplement les plus grandes banques du pays) auraient montré leurs limites, au cours de cet exercice. Elles seraient, du coup, en train de chercher de l'argent frais (10 milliards de dollars, chacune), tout en tentant de convaincre les autorités, à Washington, que les hypothèses du test sont bien trop pessimistes pour être vraies, et qu'il faut, donc, lire ses résultats avec bienveillance. Mais les derniers chiffres de la croissance, publiés aux Etats-Unis, ne plaident pas forcément en leur faveur. Il faut savoir, aussi, que 30 banques américaines ont fait faillite depuis le début de cette année : c'est déjà 5 de plus que durant toute l'année dernière. L'insatiable appétit de Fiat. Jeudi dernier, le constucteur italien scellait une Alliance avec Chrysler (qui pourrait, à terme, lui permettre de prendre le contrôle de l'Américain) ; aujourd'hui, le patron de Fiat est en Allemagne. Et cette fois-ci, il vise Opel. La filiale allemande de General Motors est à vendre. Et son rachat permettrait à Fiat d'atteindre la taille critique de 6 millions de véhicules vendus par an. Cela dit, il reste à convaincre le gouvernement et les syndicats allemands, inquiets des conséquences pour l'emploi d'un tel rapprochement entre Opel et Fiat. Quelle suite à donner aux manifestations du 1er mai ? Les syndicats se retrouvent, ce soir, pour en discuter. Ils pourraient décider d'organiser, finalement, deux journées : l'une en mai (avec appel à la grève, dans l'Education notamment). L'autre, un samedi du mois de juin, juste avant le rendez-vous promis par le gouvernement. Le moral des cadres... toujours aussi bas mais en légère amélioration, avec notamment l'idée que la récession a peut-être atteint son "point bas". C'est le résultat de notre Baromètre mensuel Viavoice / France Inter / HEC / Le Figaro Réussir / L'Express Réussir et France 24.

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