"Merci d'être là. Je salue tout le monde. Je salue, aussi, les journalistes pour toutes les gentillesses qu'ils peuvent écrire sur nous". On n'est pas à un meeting de Nicolas Sarkozy, mais à l'Assemblée générale des actionnaires de Lagardère, hier à Paris. Et c'est le "frère" du Président-candidat comme il s'est, lui-même, qualifié un jour, c'est Arnaud Lagardère qui parle. Qu'on ne s'y trompe pas, il était de bonne humeur, en fait, en ouvrant cette "grand-messe" annuelle, au Carrousel du Louvre, où il sera question à plusieurs reprises, mais de façon anecdotique, de la Présidentielle. C'est, par exemple, un petit actionnaire, qui, surpris par la hausse de la rémunération des dirigeants de l'entreprise, alors que l'entreprise vient de perdre 700 millions d'euros, note qu'un candidat sera "très heureux de taxer tout ça à 75%". Arnaud Lagardère lui répond: "c'est comme le débat d'hier, monsieur, on n'est pas d'accord sur les chiffres". Plus tard, et sans savoir si c'est de l'humour, ou de la parole lepeniste débridée, un autre petit actionnaire demandera à Arnaud Lagardère si, avec le Qatar présent à plus de 10% dans le capital de l'entreprise, il a l'intention de se marier "à la mosquée". La salle n'apprécie guère, Arnaud Lagardère, lui, garde le sourire: "le Qatar ne m'a rien demandé. Et si sa présence vous inquiète, sachez qu'il est un ami de la France". Par 3 fois en fait, au cours de cette AG, le patron de Lagardère revient sur sa vie privée. Depuis la vidéo kitchissime (et ridiculissime) le mettant en scène avec sa nouvelle compagne, la mannequin belge Jade Foret, Arnaud Lagardère doit justifier de son engagement dans l'entreprise. De son implication, de chaque instant. Hier, il a confirmé: "je vais, prochainement, me marier. Nous attendons un bébé pour septembre. "Je vis un vrai bonheur et ça me rend plus fort dans ma vie professionnelle". Un actionnaire, acide, lui répond, un peu plus tard: "on a eu de bonnes nouvelles vous concernant, c'est sympathique mais l'action Lagardère valait, un temps, 62 euros. Elle n'en vaut plus que 23. Retour sur terre pour le grand patron, qui ressort sa réponse habituelle: "je suis actionnaire comme vous. On finira par sortir de cette crise!". La menace d'un renvoi en correctionnelle, pour l'affaire des délits d'initié sur l'Airbus A380, le retard pris dans la vente des parts de Lagardère dans Canal+, les énormes pertes de la branche "sports" (des erreurs "que j'assume moi-même personnellement": c'est une citation), rien, au final, hier, n'a fait sciller Arnaud Lagardère. Qui conclut: "beaucoup d'humour, cette année. C'est bien."

Omelette. Le prix des oeufs continue de grimper. Il a plus que doublé, en 1 an. En mars -dernier pointage, hier, du ministère de l'Agriculture-, l'augmentation était de 119%. La raison (on l'a connaît) c'est la baisse de la production d'oeufs liée au retard pris dans la mise aux normes, c'est-à-dire l'aggrandissement des cages des poules pondeuses.Taux. A 3 jours du second tour de la Présidentielle, pas de tension sur les marchés financiers, c'est même tout l'inverse. La France a emprunté, hier, plus de 7 milliards d'euros, avec un taux sur 10 ans, en baisse et à moins de 3%. Les investisseurs se sont bousculés: la demande était entre 2 et 3 supérieures à l'offre.Perturbations. Les résultats financiers d'Air France-KLM, publiés ce matin: une perte de 368 millions d'euros, au premier trimestre de cette année.

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