Ils se connaissent depuis Polytechnique. Ils étaient dans la même promotion. Leurs liens se sont renforcés au Japon, à la fin des années 90, quand les 2 hommes sont allés travailler au redressement de Nissan. Et aujourd'hui, en pleine crise, l'un se sacrifie pour sauver l'autre. On comprend ça en lisant le Figaro, ce matin. Patrick Pélata, le n°2 de Renault, lui accorde une intervew exclusive. Les journalistes qui sont allés lui poser des questions hier, l'ont trouvé "tendu, "nerveux". Forcément, "grave". Pour le Directeur général délégué de Renault (son titre exact), la situation est évidemment très délicate. Dans l'entretien, il doit confirmer, ce que tout le monde sait: l'affaire d'espionnage, qui a poussé au licenciement de 3 cadres dirigeants, ne tient plus. Alors certes Patrick Pélata prend encore des précautions, mais clairement il penche, désormais, pour une "manipulation interne" dont "on ignore la nature", dit-il, mais "qui pourrait prendre la forme d'une escroquerie". Pour un groupe industriel, de la taille de Renault (avec l'Etat français pour actionnaire à 15%), ce n'est pas un fiaco, c'est une catastrophe! Hier à Bercy, on refusait de"charger" la direction de Renault: "attendons de voir les conclusions officielles de l'enquête". Mais "les Echos" signalent, ce matin, que l'Elysée serait très "énerné" par la gestion pour le moins confuse de toute cette affaire. L'Elysée, où Carlos Ghosn n'a pas forcément la cote. D'où, cette posture, ce matin, de Patrick Pélata, qui se pose en "bouclier", en "fusible", endossant l'entière responsabilité du ratage. "Quand l'enquête sera terminée, nous tirerons toutes les conséquences jusqu'au plus haut niveau de l'entreprise. C'est-à-dire jusqu'à moi". "Carlos Ghosn décidera" ajoute Pélata qui tente de minimiser l'implication de son chef. Fin janvier, le "grand patron" de Renault prenait, pourtant, la parole (dans le 20h de TF1): "nous avons des certitudes. Des preuves multiples". "J'ai suivi personnellement l'avancement (de l'enquête)", disait Ghosn. Ce matin, Patrick Pélata tente de tout prendre pour lui. Hausse des taux... imminente. A la surprise générale (on ne s'attendait pas à tant de clareté), Jean-Claude Trichet le président de la BCE a affirmé, hier, qu'une hausse des taux directeurs était "possible", et ce, dès le mois d'avril. Le discours tranche, avec la position de la Réserve Fédérale, aux Etats-Unis, qui poursuit, elle, sa politique de "taux zéro". Résultat: l'euro s'envole à presque 1 dollar 40. Areva... moins bien. - 423 millions d'euros: première perte opérationnelle de son histoire pour Areva (résultats publié, hier soir). Si le groupe nucléaire français reste globalement "dans le vert", c'est grâce à la vente de sa filaile Transmission et Distribution. Parisot... féministe! A quelques jours de la journée des femmes, les propositions "détonnantes" de Laurence Parisot, dans un entretien accordé à Elle. La présidente du Médef juge "urgent" de créer un ministère du Droit des femmes. Elle dit réfléchir à une réforme du congé maternité, qui freine encore trop, dit-elle, leur carrière. Laurence Parisot propose encore l'instauration d'un congé paternité... obligatoire!

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.