C'est la saison 2 du "ras-le-bol fiscal" qui commence. A moins de 3 semaines des élections départementales, c'est la Droite qui a décidé de relancer ce feuilleton, dont la première saison a connu -c'st vrai- un sacré succès à l'automne 2013. Si vous êtes adepte du "binge-watching", cette pratique qui consiste à regarder, d'un trait, tous les épisodes disponibles d'une même saison, ce matin, vous pouvez passer, sans marquer de pause, du Figaro à l'Express. Dans l'hebdomadaire, Gilles Carrez, le député UMP, annonce un réveil "douloureux" pour les contribuables, cet l'automne. Et pour l'année prochaine "d'énormes hausses d'impôts locaux". Dans le Figaro, c'est un autre député UMP qui s'en prend, à son tour, au "massacre fiscal". Jérôme Chartier, surtout, livre un tout nouveau calcul de la politique fiscale menée depuis le retour de la Gauche au pouvoir. D'une certaine manière, depuis quelques mois, et parce qu'ils avaient effectivement une responsabilité commune, majorité et opposition s'étaient entendues pour répartir équitablement la surcharge fiscale. Les uns et les autres admettaient que Sarkozy/Fillon, en fin de quinquennat, avaient augmenté les impôts, grosso modo, de 30 milliards. François Hollande, à son arrivée, et jusqu'à l'année dernière, avait ajouté, lui aussi, 30 milliards. Egalité, balle au centre. Elections obligent, Jérôme Chartier a décidé de reprendre les calculs, avec une méthode nouvelle et, évidemment, très défavorable à la Gauche. Son bilan: depuis l'élection de François Hollande, la pression fiscale, sur les ménages et les entreprises, a augmenté, non pas de 30, mais de 90 milliards d'euros. 126 milliards de hausses, auxquelles, honnête, Jérôme Chartier retranche 36 milliards de baisses. D'où ce solde de 90 milliards, obtenu, en fait, en ajoutant, année après année, l'effet d'une mesure fiscale alors qu'en général, on ne la compte que la seule fois, l'année de son apparition. L'UMP se défend: un impôt augmenté continue de peser -et c'est vrai- les années suivantes. "Mon calcul est celui de l'impact réel sur l'économie" explique Jérôme Chartier, qui projette un total de 450 milliards de hausses d'impôts et de taxes à la fin de quinquennat, oubliant d'en faire autant, finalement, avec les hausses Sarkozy-Fillon qui, si on suit son principe, continuent, elles aussi, à peser. A ce jeu, les impôts augmentés par Raymond Barre ou René Coty grèvent toujours, un peu, notre pouvoir d'achat. On voit bien dans quelle impasse mène une telle façon de calculer. Même si, on apprend que depuis l'élection de François Hollande, 103 créations ou hausses d'impôts ont été décidées. Comme 48 suppressions ou baisses. 2 mesures... par mois! A revers de toutes les promesses de stabilité fiscale.

Difficile. Areva confirme sa situation très difficile. Le groupe nucléaire français publie, ce matin, son bilan 2014. Presque 5 milliards de pertes (le chiffre était déjà connu). C'est la moitié de son chiffre d'affaires: rien que ça! Pour se redresser, Areva confirme le lancement d'un plan d'économies à hauteur d'un milliard d'euros sur 3 ans, la cession de plus de 450 millions d'euros, et le rapprochement, encore à définir, avec EDF.

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