Quand vous leur parlez au téléphone, les responsables syndicaux le reconnaissent, ils en bavent un peu, en cette rentrée. "Pas facile" de transformer, disent-ils, le mécontement des salariés qu'ils disent "très présent... très fort", en mouvement social d'importance. La petite phrase lâchée de Nicolas Sarkozy - "en France, désormais, quand il il y a une grève, personne ne s'en aperçoit" - cette petite phrase -cette provocation- les a agacés, mais du coup, elles les met au défi de prouver le contraire ! C'est pour ça, notamment, que dans quelques minutes, à Montreuil, au siège de la CGT, plusieurs organisations syndicales ont rendez-vous pour tenter de s'entendre -enfin !- sur une date pour une journée nationale d'action. Ce sera, sans doute, le 7 octobre, date avancée par Bernard Thilbault mais en fait, une date déjà prévue de longue date (depuis plus d'un an), puisque c'est une journée internationale d'action syndicale pour défendre le "travail décent", partout dans le monde. La CFDT s'est agacée de cette initiative de la CGT, avant -finalement- de s'y rallier : la CGC, la FSU, l'UNSA et les Solidaires suivent le mouvement. Pas Force ouvrière... qui "boude". L'organisation de Jean-Claude Mailly, depuis l'Accord sur la représentativité syndicale, est fâchée. Elle refuse toutes les initiatives communes en trouvant, toujours une bonne raison pour ne pas faire "cortège commun" avec ses consoeurs. Isolée... Force ouvrière finira, peut-être, par céder mais avec les élections prud'homales, début décembre. Ce "mouvement du 7 octobre" ne connaîtra sans doute aucun lendemain. En cette rentrée finalement, seul l'avenir de la Poste réussit l'unité syndicale. Quoique. Lundi, 6 organisations ont appelé à la grève le 23 septembre, mais hier, la CGC a changé d'avis et s'est finalement retirée. Les loyers en France s'assagissent . Selon des chiffres publiés hier par l'Obervatoire Clameur. Depuis le début de l'année, leur augmentation est tombée à 2,1%. C'était 2,7% l'année dernière. 4,7 en 2005. Et même +6,7% en 2002. "Le temps des hausses rapides des loyers" est terminé affirment les experts, même si de fortes disparités, d'une ville à l'autre, subsistent : un quart des villes françaises voient leurs loyers baisser (Lyon, Strasbourg, Bordeaux...) D'autres sont sur un rythme supérieur à 5% : Saint-Etienne, Lille, Caen. Pas de surprise : Paris reste la ville la plus coûteuse. Un chiffre qui va faire parler Le ralentissement économique va faire perdre 7 milliards d'euros de rentrées fiscales, à l'Etat. C'est le président -socialiste- de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud, qui l'affirme. EDF... à 2 doigts de racheter British Energy. Un accord aurait été trouvé, hier, avec 2 des grands actionnaires de l'électricien britannique, les 2, en fait, qui avaient fait capoter le projet, cet été. British Energy est le premier opérateur nucléaire de Grande-Bretagne. Et la Grande-Bretagne, c'est le premier marché de l'énergie, en Europe.

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