La nouvelle est passée inaperçue, cette semaine, mais -c'est vrai- le grand emprunt, annoncé par Nicolas Sarkozy fin juin n'aura pas lieu! Enfin, ne sera pas comme on l'avait tous imaginé (ou comme on nous a laissé le croire) un grand emprunt "Sarkozy", comme il y a eu les emprunts Pinay, Giscard, Balladur. C'est-à-dire un vaste appel solennel aux Français... une mobilisation de plusieurs semaines pour collecter (un peu comme un Téléthon) la somme la plus vaste possible pour financer les investissements qui garantiront l'avenir économique du pays. Cette semaine, Alain Juppé, qui préside (avec Michel Rocard) la Commission chargée de réfléchir à ce que sera ce Grand emprunt, a quelque peu, douché les ardeurs. Déjà, on savait que la solution d'un emprunt populaire, avec un appel direct aux épargants français, n'est plus vraiment la solution privilégiée. Bercy n'en veut pas. Justemment parce que les emprunts Pinay, Giscard, Balladur ont laissé un mauvaus souvenir aux caisses de l'Etat. Et puis, le Président de la République l'a dit lui même: "on prendra la solution la moins chère". Et la moins chère, aujourd'hui, c'est bien de passer par les marchés. Donc probablement.. exit l'appel aux Français. Alain Juppé lui a tiré, cette semaine, la deuxième salve: il propose un grand emprunt... étalé sur plusieurs années! Impossible, dit-il, de faire ça en une seule fois. Les spécialistes confirment: la France ne peut pas accroître son endettement de plus de 20 milliards par an. Si elle lançait un appel aux marchés, en une seule fois, annonçant vouloir récolter -disons- 100 milliards d'euros d'un coup, elle mettrait en péril sa note internationale (le triple A qui lui permet de se financer pas trop cher), elle gênerait ses partenaires européens et fragiliserait l'euro. Donc, ce n'est pas possible. La meilleure solution, c'est donc d'étaler ce grand empeunt sur plusieurs années. Avec des appels réguliers aux marchés... comme la France le fait, en fait, régulièrement. C'est un peu un "retour à l'ordinaire". Un membre de la Commission Juppé-Rocard se dit ravi, en fait: l'important dans cette affaire, "ce sont les projets qu'on va lancer. Pas la manière de les financer". Les îles Caïmans sont au bord de la faillite! Et ce sont moins les attaques du G20 que le mauvais sort qui explique cette situation délicate dans laquelle se trouve aujourd'hui ce paradis fiscal, situé dans les Caraïbes. Plus de mille milliards de dollars de fonds "opaques" y sont gérés. Mais aujourd'hui, les caisses de l'Etat sont vides. Il y a eu le passage d'un ouragan dévastateur en 2004. Mais, surtout, la crise met en difficulté les Fonds spéculatifs qui trouvent traditionnellement refuge là-bas. La Grande Bretagne, dont dépendent les îles Caïman, vient de refuser de les aider. Et la seule solution, pour ce paradis fiscal, c'est maintenant d'instaurer un impôt direct. Du jamais vu! Le G20 se prépare... Les paradis fiscaux, les bonus, les moyens de sortir au plus vite de la crise: ce sont les thèmes de la réunion des ministres de Finances et des banquiers centraux, ce week-end, à Londres. Sur la question de la rémunération des traders, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont rapproché leurs point de vue, hier. PSA Peugeot Citröen étudie une alliance avec le japonais Mitsubishi. C'est le quotidien la Tribune qui l'affirme, ce matin. Le journal ne donne pas pluss de détails mais souligne que les 2 groupes coopèrent déjà dans plusieurs domaines, et sont complémentaires techniquement et géographiquement.

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