A la mi-journée hier, Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, devait discuter avec François Hollande. A 15h, ce devait être au tour de Jean-Marc Ayrault, si on en croit toujours l'agenda officiel de l'Elysée. Celui de Matignon ajoutait, à 16h, un entretien (toujours à l'Elysée), mais cette fois-ci, à plusieurs. Devaient être présents, autour du Président et du Premier ministre, Pierre Moscovici (à nouveau), Marisol Touraine, sa collègue des Affaires sociales, et Jérôme Cahuzac, le ministre chargé du budget. La décision a-t-elle ENFIN été prise, à l'occasion de ces réunions de travail? On n'en sait rien. Rien n'a filtré, à cette heure: on ne sait, toujours pas, quelle prévision de croissance le gouvernement a, finalement, retenu pour construire son budget 2013. Dimanche, sur France Inter, la question a été, une nouvelle posée, au Premier ministre. Et une nouvelle fois, Jean-Marc Ayrault a botté en touche. A Bercy hier, un conseiller répétait, qu'à sa connaissance, la question n'avait toujours pas été tranchée. 0,8%, 0,9%, 1%: il y a quelque chose d'un peu vain à chercher, ainsi, à tout prix, à connaître le chiffre exact, finalement retenu par le gouvernement mais c'est quand même l'activité prioritaire des journalistes économiques en ce moment. Que de confrères déçus, après avoir obtenu une interview d'un des ministres concernés, de n'avoir pas obtenu le scoop! A ce stade, on rappelle quand même les faits: chaque dizième de pourcentage de croissance en moins, c'est 1 milliard d'euros à trouver pour éviter de creuser le déficit: impôt en plus, ou dépense supprimée. La Gauche qui a basé son programme sur une croissance à 1,7% en 2013, a dû, une première fois, abaisser sa prévision, à 1,2%. Aujourd'hui, le gouvernement doit encore révisé ses plans, et réduire la voilure. "Jusqu'à 0,5%, si on veut être réalistes", disent certains économistes. Le gouvernement n'ira, sans doute, pas aussi "bas". D'où cette fourchette avancée, entre 0,8 et 1%. Le Figaro, la semaine dernière, affirmait que de ce choix est vécu, à l'Elysée et à Matignon, comme "fondamental" en ce début de quinquennat: une prévision basse, c'est appeler, tout de suite, à des sacrifices plus forts. Choisir la prévision la plus haute possible -dans le contexte actuel-, c'est, en revanche, une manière d'éviter de décevoir tout de suite. A Bercy, on le dit autrement: "on cherche le meilleur équilibre entre "sincérité et volontarisme".

Patates. On mange, de plus en plus, de pommes de terre. Selon FranceAgriMer, un organisme lié au Ministère de l'Agriculture, la consommation de patates a bondi, en France, de plus de 11%, depuis le début de cette année. Par personne, ça donne presque 15 kilos et demi de pommes de terre, avalés par an. Est-ce en raison de la crise? Peut-être. En tout cas, le kilo de pommes de terre coûte en moyenne 84 centimes. C'est très compétitif, et surtout en nette baisse, sur un an.Pompes. Le prix des carburants. Le pointage hebdomadaire officiel confirme une baisse moyenne, en France, de l'ordre de 6 centimes, le litre. La baisse de taxes (de 3 centimes) a bien été répercutée. Le reste s'explique, en revanche, peut-être pluss par la baisse du prix du baril de brut, que par un effort de tous les distributeurs.Banque. On a encore sauvé une banque, hier. En Espagne. Le gouvernement a injecté, en urgence, 4 milliards et demi d'euros, dans Bankia, 4ème banque du pays, nationalisée en mai dernier.

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