C'était il y a un an, presque jour pour jour: la publication de la dernière vague de l'année 2010 de notre "Baro-éco" France Inter / Vivavoice / HEC / Le Figaro. Il y a un an, le moral des cadres était en hausse. Très nettement. Sur l'emploi, le pouvoir d'achat et leur situation personnelle, les cadres se disaient optimistes! C'était la fin de l'année, alors on leur avait aussi demandé quelles étaient, selon eux, les personnalités, françaises ou étrangères, qui avaient marqué l'économie en 2010. Question ouverte, réponses spontanées (sans suggestion). A l'époque, c'est Dominique Strauss-Kahn qui était arrivé largement en tête. Devant Barak Obama. Ca, c'était l'année dernière. C'était il y a un siècle en fait. C'était "une autre époque". Ce matin, nous publions la dernière vague de l'année de notre "Baro-éco" France Inter / Viavoice / HEC / Le Figaro. Nous sommes fin 2011, et le moral des cadres n'a jamais été aussi bas. Les scores de la fin 2008-début 2009 (les mois qui ont suivi la chute de Lehman Brothers), mais aussi le record du printemps 2010 (avec la première crise grecque), ces points les plus bas de notre indice sont enfoncés. 76% des cadres que nous avons interrogés pensent que le niveau de vie va se dégrader en France, dans les prochains mois. 9 sur 10 anticipent une hausse du chômage et la moitié des cadres interrogés s'inquiètent pour leur propre situation. Bref, c'est noir, noir, noir. Une déprime, ou une prise de conscience de la gravité de la situation, qu'on retrouve également dans notre classement des personnalités qui ont marqué l'économie en 2011 (je rappelle: la question est ouverte, sans noms suggérés). DSK, pour les raisons que l'on sait, n'est plus en tête (il arrive quand même 6ème). Barak Obama, lui aussi recule assez nettement (5ème). Et c'est Angela Merkel qui profite de la crise pour se hisser en tête du classement. "L'Europe à l'heure allemande" séduit les cadres. Ou, simplement, ils s'y résignent. Nicolas Sarkozy en profite, lui aussi. Il arrive 2ème du classement et progresse assez nettement.

Pas la frite. La grève s'étend chez McCain. Une deuxième usine de frites surgelées est entrée en grève hier soir. Il s'agit du site d'Harnes, dans le Pas-de Calais: 70% de grévistes selon la direction, qui affirme qu'une seule ligne de production fonctionne. Il sort, en temps normal, 700 tonnes de frites par jour de cette usine. Ses salariés rejoignent, dans le mouvement les grévistes de l'usine McCain de la Marne. Ils réclament 10% de hausse de salaire.Rigueur et relance. Rigueur renforcée pour les Italiens. Mario Monti a présenté, hier, un plan d'économies de 20 milliards d'euros, sur 2 ans. Parallèlement, le gouvernement italien va dépenser 10 milliards d'euros pour tenter de relancer son économie.Angela à Paris. Angela Merkel à Paris, aujourd'hui. Les eurobonds, le rôle de la BCE, la discipline budgétaire: ce sont les points de discussions, avec Nicolas Sarkozy. Mais l'Allemagne et la France négocient, également, la place du secteur privé, c'est-à-dire des banques dans le futur dispositif de sauvetage de l'euro. Paris souhaite limiter leur implication pour "redonner confiance aux investisseurs". Berlin serait prêt à faire un geste.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.