Cette séquence, ceux qui l'ont vu ne l'ont pas oubliée. C'était dans un numéro de Cash Investigation, le magazine de France2, numéro consacré à l'évasion fiscale. Elise Lucet débarque, à l'improviste dans un restaurant, près de l'Assemblée nationale, et vient perturber un déjeuner. Des députés, des anciens ministres, un responsable des douanes sont attablés, invités par un géant du tabac, British American Tabacco. Preuve en main (en fait, un document interne, tiré des comptes même du cigarettier), la journaliste pose la question qui fâche: "messieurs, est-ce que ça ne vous dérange pas de vous faire inviter par une entreprise, championne de l'évasion fiscale?". "Vous dégagez, ce n'est pas notre problème" lui rétorque André Santini, serviette nouée autour du cou.

Libre? Contre Free, le gouvernement persiste et signe. 2 communiqués en 2 jours pour critiquer l'initiative commerciale de l'opérateur, qui met la 4G au prix de la 3G. Mardi, quelques heures après cette annonce par Free, Bercy alertait sur la qualité de son réseau. Hier, nouveau communiqué, cette fois-ci co-signé par Arnaud Montebourg. Il dénonce le pari "risqué" de Free et sa stratégie low-cost "qui conduit nécessairement à un sous-investissement, à une dégradation du service rendu et à des destructions d'emplois" écrit le Ministère du Redressement productif.L'un et l'autre.Le constructeur chinois Dongfeng annonce avoir obtenu le feu vert des autorités chinoises pour signer un accord avec le Français Renault. Les 2 groupes vont créer une filiale commune pour produire 150 mille véhicules pas an. C'est le même Dongfeng qui négocie, actuellement, sa possible entrée au capital de... l'autre constructeur français, PSA!

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