"Mais il n'y a aucun secret!" jure et sans s'énerver, le représentant du Medef, joint, hier soir, à Téhéran, "en pleine réunion" dit-il. "Ce voyage est sympathique", poursuit-il pressé de raccocher, "sympathique, intéressant, et dans un cadre limité!", insiste-il: "c'est une viste exploratoire. Pour prendre des contacts. Rien de plus", conclut-il. Depuis lundi et jusqu'à ce soir, 116 patrons ou représentants d'entreprises françaises sont en Iran, une délégation présentée comme "la plus importante de l'Union européenne" depuis la conclusion de l'accord intérimaire sur le programme nucléaire iranien. Cette visite intéresse,: elle faisait la Une du Financial Times, lundi. Elle intrigue aussi. L'intérêt est même dédoublé, tant le Medef, qui organise le voyage, cherche à rester le plus discret possible. On sait que des grands groupes français sont représentés: Total, GDF Suez, Schneider Electric mais pas au plus haut niveau évidmement. Alstom, qui a encore un contrat en cours avec l'Iran (la livraison de pièces détachées pour des trains) a envoyé 2 représentants. Renault est aussi présent mais ne veut rien dire ("on attend le retour de notre délégation"). PSA également, qui était très présent, sur le marché iranien, avant les sanctions. Mais des PME sont aussi du voyage. Comme les représentants de grandes fédérations patronales françaises: la pétrochimie, l'aéronautique, l'automobile, l'agoalimentaire, le médical: des secteurs jugés prioritaires par les Iraniens. Selon l'AFP, il y a même un représentant de l'AJ Auxerre, qui "souhaite montrer aux responsables iraniens le savoir-faire du club en terme de formation des joueurs". L'Iran et ses 80 millions d'habitants aiguisent les appétits, c'est bien nomal. La France se précipite "pour une fois qu'on n'est pas les derniers à réagir, c'est bien!" dit un patron. les Allemands ont déjà effectué plusieurs visites. Mais cette visite française agace aussi. Aux Etats-Unis. Une responsable de la diplomatie américaine, hier, a tenu a préciser que "Téhéran n'est pas ouvert aux affaires. La suspension de nos sanctions est temporaire, limitée et ciblée". Et nous sanctionnerons n'importe qui, ami ou pas, qui enfreindra les règles". "Ce n'est pas, a-t-elle ajouté encore, "business as usual". On a appris, par la même, que John Kerry, le Secrétaire d'Etat américain a appelé son homologue français pour évoquer ce voyage. Laurent Fabius l'a rassuré, explique-t-on au Quai d'Orsay. Cette visite d'une grosse centaine de patrons français en Iran, se fait "dans le cadre international fixé. Evidemment". Mais bel et bien, dans l'intérêt des entreprises françaises.

Le roi Burger. Les ventes de burgers explosent en France! Intuitivement, on s'en doutait, mais une étude publiée, ce matin, par le cabinet Gira Conseil confirme. Selon ses estimations, 970 millions de burgers ont été vendus (et, donc, avalés) l'année dernière en France... 1 sandwich vendu sur 2 est un burger, ou presque. Les plus gros pourvoyeurs sont MacDonald's et Quick évidemment, mais l'accélération constatée ces dernières années est surtout due aux restaurants "traditionnels". 3 sur 4 proposent, désormais, un burger à leur carte.Combien? Quel est selon vous, le montant minimum qu'une personne seule doit pouvoir disposer pour vivre en France? Question posée, par sondage, auprès de 4 mille personnes. Réponse: 1 490 euros par mois.

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