"Moi, je n'achète pas. Surtout pas!" C'est la réponse d'un spécialiste de la bourse (un gérant de portefeuille) quand on lui a posé, hier, cette question: "seriez-vous prêt, vous, à acheter des actions Facebook?". Son "non" semble ferme et définitif. Et il ne faut pas beaucoup temps, ensuite, pour que le souvenir de la "bulle internet" de la fin des années 90 et surtout son "éclatement" en 2001, s'invitent dans la conversation. Pour lui, c'est sûr: une nouvelle bulle spéculative est bel et bien en train de se créer, dans ce secteur. Elle est, peut-être, plus restreinte, plus ciblée qu'il y a 10 ans, mais elle est bien là. Pour preuve: l'excellente performance en 2010, du Nasdaq, l'indice des valeurs technologiques à Wall Street: +17%! Pour preuve encore: l'envolée de la capitalisation boursière d'Apple, qui atteint les 300 milliards de dollars. Pour preuve enfin: cette "frénésie" autour de Facebook. Le réseau social, sur internet, vient d'être évalué, à la faveur d'une levée de fonds réalisée par la banque américaine Goldman Sachs, à 50 milliards de dollars! "C'est totalement dingue, totalement surévalué. C'est plus que Boeing!" s'étrangle notre expert boursier. "Moi, entre un site internet, dont le seul actif est son nombre d'abonnés, et une entreprise, qui fabrique des avions, qui possèdent des usines, je n'hésite pas une seconde!". Les arguments, ensuite, fusent: sur internet, attention, les étoiles pâlissent vite, et leurs valeurs dégringolent à la même allure. "Aujourd'hui, c'est Facebook la vedette. Mais demain?" Et puis Facebook, aujourd'hui, n'a pas encore prouvé que son modèle économique est viable: comment peut-il transformer, durablement, son immense "audience" -ses 500 millions d'utilisateurs- en argent sonnant et trébuchant, "on ne sait pas". La publicité sur Facebook rapporte peu. Malgré tout ça, certains y croient, et la grande banque Goldman Sachs vient donc de promettre aux patrons de facebook, de trouver de nouveaux actionnaires. Mais sans passer par la bourse, une "astuce" qui doit permettre au réseau social d'éviter de rendre public ses comptes! Plus sidérant encore, le "ticket d'entrée" pour devenir actionnaire de Facebook: il faut avoir un patrimoine de plus de 7 milions de dollars, et investir au moins 1 million et demi pour en être! On n'est loin de l'esprit communautaire et du "site des amis". Pour le coup, ça ne rappelle plus la bulle internet des années 2000 mais, toute proportion gardée évidemment, Bernard Madoff qui triait sur le volet, pour apparaître plus crédible, ses futurs victimes. L'inflation, en Europe, au plus haut depuis 2 ans. On dépasse, dans la zone euro, les 2% sur 1 an. 2,2% exactement, fin décembre, c'est-à-dire qu'on est au-delà du seuil d'alerte de la Banque Centrale Européenne. Ce sont les prix de l'énergie qui expliquent cette "poussée" d'inflation. En France, les carburants, selon les derniers relevés, sont au plus haut depuis 2 ans. Le litre de gazole est au prix moyen de 1,25 euros. Il "a pris" 14% en 2010. Le Super sans-plomb 95, lui, n'est plus qu'à quelques centimes de son record historique de juin 2008. Chine-Europe: aller simple. La Chine, une nouvelle fois, à la rescousse de l'Europe. Après avoir soutenu les dettes de la Grèce et du Portugal, les Chinois promettent d'aider l'Espagne. Le vice-Premier ministre chinois a entamé, hier, une visite de 3 jours à Madrid. Il a promis d'acheter de la dette espagnole pour soutenir le pays, mais ne donne, à ce stade, aucun chiffre.

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