L'éco du jour par Régis Lachaud. _____ La formation en Europe, c'est d'abord l'initiative Erasmus lancée en 1987, ce programme européen d'enseignement supérieur qui a permis des voyages de six mois à un an à un million sept cent mille étudiants européens, dont 220 000 Français. Aujourd'hui, tous ces anciens étudiants internationaux ont entre 20 et 50 ans environ et constituent un bon exemple de l'économie européenne, en cours de mise en place. Qu'est-ce que l'économie européenne pour les citoyens que nous sommes ? Vivre à l'étranger plusieurs mois, c'est rencontrer des gens et découvrir d'autres cultures bien sûr, mais c'est aussi, au quotidien, consommer dans un autre pays et, parfois, dans une autre monnaie, ce qui représente une sacrée gymnastique de l'esprit au quotidien, pour recalculer tous les prix. Evidemment, aujourd'hui, il y a l'euro que partagent 16 pays européens. Les plus agés d'entre nous se souviennent encore d'avoir changé des deutschmark, des lires ou des pesetas. Les plus jeunes, eux, ne connaissent plus que l'euro et n'imaginent même pas revenir en arrière, ça va de soi ! Mais le programme Erasmus concerne, lui, 31 pays, dont certains en dehors même de l'Union Européenne. Le change de monnaie existe toujours en Europe. En matière de formations, il faut rappeler que de nombreuses initiatives ont été lancées en 2007, pour les vingt ans d'Erasmus. Des programmes qui répondent aux doux noms de Gruntvig, Comenius, Jean Monnet, Leonard de Vinci, ou encore Tempus. Objectif global : promouvoir d'ici à 2013, dans toute l'Europe, les échanges et la mobilité entre les systèmes de formations tout au long de la vie. La morale de cette histoire du jour est très simple. Nous sommes le 5 juin 2009. Demain, nous fêterons le 65ème anniversaire du débarquement allié. Et jusqu'à dimanche soir, les citoyens européens votent pour élire leurs nouveaux députés, qui contribueront à façonner l'Europe de demain et d'après demain - l'Europe politique et donc l'Europe économique et sociale, celle que nous vivons au quotidien, qui dépend aussi des résultats de ce scrutin, à commencer par le taux de participation qu'on annonce très bas. La Banque Centrale Européenne, la BCE, révise encore à la baisse ses prévisions de croissance dans la zone euro pour cette année. Moins 4,6% pour l'évolution moyenne du Produit Intérieur Brut des seize Etats membres. Selon les banquiers centraux, 2009 devrait se solder par une récession plus grave encore que prévu. Malgré ça, la BCE a décidé de stopper la baisse de ses taux directeurs mais elle fera tourner la planche à billets. Un programme de 60 milliards d'euros de rachats d'actifs a été présenté hier. Le taux de TVA à 5,5% dans la restauration a été adopté hier soir par les commission des affaires économiques de l'Assemblée Nationale. Appliquée à partir du 1er juillet prochain, cette mesure coûtera environ 3 milliards d'euros par an à l'Etat. Le déficit budgétaire des Etats Unis s'est rapproché des mille milliards de dollars selon l'Office budgétaire du Congrès américain. Le CBO qui a annoncé hier soir une baisse de 18% des recettes fiscales depuis octobre dernier sur les huit premiers mois de l'exercice fiscal 2009, outre-atlantique.

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