Cela fait 14 ans que Claude Posternak pose, tous les 3 mois environ, cette question. Ou plutôt fait poser cette question, par sondage. Cette question, que relaie ce matin, pour la 1er fois France Inter, c'est le Baromètre Posternak-Ifop, c'est celle-ci: "je vais vous citer un certain nombre de grandes entreprises. En fonction de ce que vous avez entendu dire d'elles ces derniers mois, dites-moi si vous en avez une "très bonne" image, "plutôt une bonne" image, une "très mauvaise" ou "plutôt une mauvaise" image. "L'idée, raconte Claude Posternak, était toute simple à l'origine. Comme on teste l'image des hommes politiques, j'ai voulu faire de même avec celle des grandes entreprises, dont dépend, notamment, l'emploi". La première surprise a été de voir à quel point cette image des marques peut être très volatile. Il se souvient de la chute vertigineuse de Danone, se séparant de LU, immédiatement sanctionné par l'opinion. Total a souffert du naufrage de l'Erika (Total, toujours bon dernier du classement -30ème sur 30- aujoud'hui encore). Et puis, il y a un autre cas de figure, criant dans la vague de juin du Baromètre que nous révélons ce matin, c'est la marque "prise en otage". L'Oréal, perd 11 points, ce trimestre, juste parce qu'on reparlé, récemment, des soucis judiciaires d'Eric Woerth. Sur la durée, ce qui est flagrant, c'est la disparition, en tête de ce "classement des marques", des entreprises publiques. En octobre 99, le podium du premier Baromètre réalisé, c'était 1er, EDF ; 2ème, GDF ; 3ème, France Telécom. 14 ans plus tard, la marque, plébiscitée par les Français interrogés, c'est Yves Rocher. 2ème: Airbus (là, c'est sans doute, le "made in France" qui booste l'image de l'avionneur. Comme il favorise la poussée, par ailleurs, d'Air France). 3ème du classement, ce matin encore: Leclerc. Les hypers et supermarchés Leclerc capitalisent sur une image de "prix bas", qui plait aux consommateurs évidemment, mais que commence à rattraper Carrefour. On sent qu'une belle bataille s'engage entre les 2 enseignes. Mais attention, et c'est la dernière leçon de ce Baromètre Posternak-Ifop, le prix ne fait pas tout. Dans la téléphonie, Free qui fonde toute sa stratégie sur des tarifs bas, ne cartonne pas. La polémique sur les emplois perdus, la "casse sociale" provoquée par son entrée fracassante dans le secteur mobile, pèse, peut-être, sur l'opinion: "le prix, pas à n'importe quel prix". On verra si ça confirme, avec les prochaines vagues du Baromètre.

Fort recul. La France attire moins qu'avant les investisseurs étrangers. C'est le constat -très dur et sans appel- du cabinet Ernst & Young, publié ce matin. Son enquête montre que l'attractivité de la France est en perte de vitesse. L'année dernière, le pays a accueilli 471 projets d'implantation, de la part d'investisseurs étrangers. Une baisse de 13%. En terme d'emplois créés, le recul atteint 20%. La France reste la 3ème destination européenne des investisseurs étrangers, mais l'écart se creuse avec les 2 premiers. L'une des raisons, c'est que les investisseurs des pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine) boudent la France, et lui préfèrent la Grande-Bretagne et l'Allemagne.Réplique. La réponse de la Chine à l'instauration de taxes sur ses panneaux solaires (décision, hier, de la Commission de Bruxelles), Pékin, ce matin, lance une enquête antidumping sur les vins européens.

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