Pour le grand public, ce n'est certainement pas le patron le plus connu de la high-tech américaine. Steve Jobs (pour Apple), Bill Gates (pour Microsoft) ont beaucoup plus marqué les esprits que lui. Sur Wikipédia, il faut d'ailleurs faire attention parce que John Chambers (on parle de lui, ce matin) a un homonyme: un maquilleur de cinéma, "particulièrement connu pour son travail sur la "Planète des singes", peut-on lire. Erreur. Le John Chambers qui nous intéresse a, lui aussi, une fiche Wikipédia, mais franchement elle n'est pas très fournie. Ce John Chambers-là, c'est le patron de Cisco, Cisco Systems. Hier, il a annoncé qu'il s'apprête à quitter son poste, après 20 ans passés à la tête de l'entreprise. Pour la Silicon Valley, c'est une légende qui s'en va, le "derniers des vieux géants technologiques des années 90". A Wall Street, on note que John Chambers est le seul patron de Cisco que la bourse ait connu, et c'est une sorte de record, dans ce secteur, la high tech, où les têtes changent assez souvent. Cisco, ce n'est pas lui qui l'a crée (c'est un couple, qui travaillait au service informatique de l'Université de Stanford) mais, lui, l'a développé, imposé, et en a fait un géant du Net, "côté tuyau", pas côté contenus. Cisco a fait fortune dans les routeurs internet, les commutateurs de réseaux, toute l'infrasctructure qui fait vivre le Net. Le secret de sa réussite, c'est d'avoir proposé des systèmes faisant communiquer entre eux des protocoles de communication différents. Sa force, ça a longtemps été d'avoir des clients très riches: les grandes entreprises et les opérateurs télécoms. Cisco était assis, contrairement à certains géants d'aujourd'hui, sur du "vrai" argent. Ce qui n'a l'a pas empêché d'être dévasté par l'éclatement de la bulle internet, au début des années 2000. Cisco, juste avant, était devenu, à la bourse, la première capitalisation mondiale. Elle n'a jamais retrouvé ce niveau. Ellle est confrontée, aujourd'hui, à une nouvelle mutation forcée, supprime des emplois. Mais John Chambers peut afficher un rendement, sous son règne, de 1560%! On relit plusieurs fois son bilan, mais c'est bien ça: en 20 ans, il a fait passer le chiffre d'affaires de son entreprise de 1 milliard de dollar (à son arrivée), à presque 50 millards, aujourd'hui.

Coup de pompe. Mine de rien, le prix des carburants en France remonte. Et ils atteingnent même leur niveau le plus élevé depuis 6 mois. Depuis l'automne dernier. C'est vrai pour tous les carburants: gazole et essences sans plomb (95 et 98). Ce n'est pas une bonne nouvelle parce que les carburants "moins chers", c'est ce qui a permis, dit-on, un regain de pouvoir d'achat des Français, ces derniers mois, et un sursaut de la consommation des ménages, bon pour la croissance. C'est la faiblesse de l'euro (face au dollar) et le regain des cours du pétrole brut qui explique cette remontée des prix à la pompe.

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