Ce n'est pas une surprise: l'arrivée de Free, dans la téléphonie mobile, n'a pas fini de faire parler. Et d'inquièter. Chaque jour, une nouvelle dose. Hier, c'est le Journal du Dimanche qui révélait cette estimation, lâchée par le patron d'un des opérateurs français: la disparition, dans les prochaines années, de 30 mille emplois, dans ce secteur. 30 mille! Les opérateurs n'attendraient que la fin de la campagne présidentielle pour lancer le mouvement. Ce matin, c'est encore le journal "Les Echos" qui décrit, un secteur des télécoms "au bord de la crise de nerfs". C'est résumé ainsi: Bouygues et SFR accusent Orange d'avoir trop facilement ouvert son réseau au nouvel entrant. Ensemble, les 3 (Bouygues, SFR et Orange) accusent l'Arcep, l'autorité qui "régule", en France, le secteur de la téléphonie, d'être trop bienveillant à l'égard de Free. L'Arcep, elle, soupçonne le gouvernement de se servir d'une autre agence (celle des fréquences) pour contester son travail de contrôle. Enfin, tous (à l'exception de l'Arcep), estiment que Free fait semblant d'investir dans un véritable réseau mobile. Bref: ça tire dans tous les sens. Avec toujours 2 questions sans réponse précise: combien Free a-t-il d'abonnés aujourd'hui? On parle d'un million et demi. Sans doute, plus. On devrait avoir un chiffre plus précis, jeudi, avec la publication de ses résultats financiers. L'autre question, c'est: est-ce que le réseau Free fonctionne correctement? Vendredi, il a connu une panne importante. Mais, globalement, on se demande toujours s'il est correctement déployé. L'Arcep a dit "oui", la semaine dernière mais elle a, juste, vérifié que les antennes Free étaient branchées. Elles n'a pas testé les lignes en condition maximale d'utilisation. C'est ce que souligne, dans les Echos, ce matin, Stéphane Richard, le patron d'Orange: "la qualité de service de Free n'est pas encore au rendez-vous" dit-il, lui qui doit, surtout se défendre d'avoit signé un contrat d'itinérance trop favorable à Free. C'est ce contrat qui permet à Free de basculer sur le réseau Orange à tout moment. Stéphane Richard renvoit, à son tour, la responsabilité de la situation sur l'Arcep, l'autorité de régulation. Avant d'affirmer, peu rassurant: "personne n'a vraiment mesuré les conséquences de la décision de faire entrer un nouvel opérateur sur ce marché, totalement mature".

Inquiètude. Les cadres s'inquiètent pour leur avenir: c'est ce qui ressort de notre Baromètre France Inter Viavoice HEC Le Figaro. C'est la vague de mars. Si les cadres interrogés se montrent moins pessimistes que le mois dernier pour l'évolution économique du pays, ils s'inquiètent, en revanche, pour eux-mêmes. Ils anticipent un recul de leurs opportunités de carrière, comme une baisse de leur situation financière. Les cadres interrogés notent, encore, une baisse de la motivation de leurs collaborateurs.Ralentissement. La Chine réduit son objectif de croissance pour cette année. Elle vise, désormais, officiellement, 7,5%. Après 9,2% réalisés, en 2011. Et 10,4% en 2010.Promesse. Laurence Parisot promet des propositions "innovantes" pour l'égalité hommes/femmes, à l'occasion des discussions avec les syndicats, sur la "qualité de vie au travail". Ces discusions débutent, mercredi. La présidente du Médef veut, par exemple, mettre en place un nouvel indicateur: le taux de promotion hommes/femmes.

L'équipe

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.