Chez Total, on parle de simple coïncidence, et on rappelle, à juste titre, que Patrick Pouyanné, le sucesseur de Christophe de Margerie à la tête du groupe pétrolier, avait promis, en janvier dernier de passer à l'acte: publier la liste complète de ses filiales dans le monde, "en mars". On y est. Mais ça a donné, tout de même, hier, une séquence étonnante. Le matin, dans le Parisien, François Hollande, répondant aux questions des lecteurs du quotidien, lui adresse un méchant tacle. A la question "est-ce que ça vous choque que Total ne paye pas d'impôt en France", le Président de la République semble répondre du tac-au-tac: "si bien-sûr. Cela s'appelle de l'optimisation fiscale". Chez Total, on a été surpris "François Hollande connaît très bien ces questions, et pour en avoir beaucoup parlé avec Christophe de Margerie, il sait pourquoi le pétrolier ne paie pas d'impôt-société, ici: parce que ses activités françaises, dans le raffinage, sont déficitaires". Mais bon, Total a décidé de ne pas répondre, directement et publiquement, au Chef de l'Etat. Et de maintenir l'opération transparence prévue -hasard, donc- pour le soir-même. Ainsi, Total, hier, a publié la liste complète de ses filiales dans le monde: 903. 200 en France, 45 au Royaume-uni, 11 au Canada mais aussi 15 aux Bermudes, 3 aux Iles Caïmans, autant au Luxembourg. Total, qui jure ne rien avoir à cacher, révèle avoir rapatrié 14 de ses filiales jusqu'ici logéés dans des paradis fiscaux. Promet de poursuivre le mouvement. Patrick Pouyanné assume. Ces filiales ont toutes, selon lui, été ouvertes "non pas pour des raisons d'optimisation fiscale mais pour des raisons comptables, juridiques et opérationnelles". Le patron de Total avance une autre raison, l'impossibilité de pouvoir gérer, en France, des comptes en dollars, la monnaie du pétrole. Les ONG applaudissent, mais réclament maintenant d'aller plus loin: publier aussi, par pays, le chiffre d'affaires, le nombre de salariés, la fiscalité. Pour être sûr que Total paie des impôts exactement là où son activité lui rapporte de l'argent. Et pour répondre à cette dernière question: à quoi sert la soixantaine de filiales du pétrolier au Pays-Bas?

Bon appétit! Le jambon-beurre, les Français en ont mangé 1 milliard 300 millions, l'année dernière, selon, selon le cabinet spécialisé Gira Conseil. Le prix de ce sandwich a augmenté de 1,05%, sur 1 an. 2 euros 74 en moyenne. L'étude publiée, ce matin, se penche aussi sur la pizza. Prix en forte hausse au regard de l'inflation (+2,9%, en 1 an). Un Français, en moyenne, doit travailler 40 minutes pour se payer la pizza "reine" la plus prisée du pays.

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