L'affaire Kerviel vient de faire une nouvelle victime. Alors que c'est, ce matin, que l'ancien trader" sera fixé sur son sort, avec la décision du Tribunal correctionnel de Paris, on apprend la démission "surprise" du patron de Boursorama, filiale de la Société Générale. C'est assez inédit: c'est par un message, déposé sur Twitter, qu'Hugues Le Bret, dimanche soir, a annoncé la nouvelle. "Ma présence est (devenue) incompatible, écrit-il, avec ma liberté de parole". 140 caractères, la taille maximale d'un "tweet" sur Internet, étant un peu courte pour comprendre l'histoire, je décrypte. Hugues Le Bret, c'est l'ancien Directeur de communication de la Société Générale. Devenu, donc, en janvier dernier, patron de Boursorama. C'est un proche de Daniel Bouton, qui dirigeait la banque au moment du scandale. Et c'est à ce titre qu'il a vécu toute l'histoire de l'intérieur, au plus près du drame. Un drame, qu'il raconte (lui qui n'a pas été entendu pendant le procès), dans un livre, à paraître jeudi et au titre accrocheur "La semaine où Kerviel a failli faire sauter le système financier mondial". C'est l'écriture et la publication de ce livre qui provoque, aujourd'hui, sa démission. La direction de la Société Générale aurait peu apprécié d'être mise devant le fait accompli: elle n'aurait été prévenue de l'existence de ce livre, qu'il y a quelques semaines seulement, et son contenu aurait choqué. Hugues le Bret a, donc, était sommé de choisir entre son "devoir de réserve" et la porte. Il a choisi la porte... avec une démission en forme de "coup de pub" pour son bouquin, qui maintenant -c'est sûr- ne passera pas inaperçu. A moins que son départ (les mauvaises langues sont déjà à l'oeuvre)... à moins que son départ n'était été très bien négocié avec la Société Générale, en échange de quelques "coupes" dans un livre, qui, dit-on, met au jour les frictions -nombreuses- qui sont apparues, pendant la crise, au sein de l'équipe de direction. Frédéric Oudéa, qui a succédé à Daniel Bouton à la tête de la banque, ne serait pas épargné. Et aurait, donc, peu apprécié. Le livre (en tout cas, le peu qu'on en sait) raconterait encore, sur un registre très personnel, comment Daniel Bouton "a craqué" après l'affaire, jusqu'à se faire hospitaliser. Il soulignerait, aussi, le rôle joué par Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde dans le sauvetage de la banque et dans l'éviction, finalement, de son patron. L'Europe n'en a pas fini avec l'austérité. Les uns après les autres, les gouvernements européens dévoilent leurs budgets pour 2011. En Grèce, la rigueur va se poursuivre. Athènes veut redresser ses comptes publics plus rapidement, encore, que prévu. Ca passe, notamment, par une nouvelle réduction du salaire des fonctionnaires et un nouveau recul de l'investissement public. Conséquence: le chômage, en Grèce, devrait dépasser les 14%, l'année prochaine. Et même atteindre 15%, en 2012. En Grande-Bretagne, c'est le gouvernement Cameron qui annonce la fin des allocations familiales universelles, mises en place après la guerre. Reconductibles? La réforme des retraites en France, et la question, pour les syndicats, des grèves reconductibles, après la journée d'action de mardi prochain, 12 octobre. Ce sera la cas à la RATP. D'autres pourraient suivre. De son côté, l'Intersyndicale pourrait, selon les Echos, organiser une nouvelle journée d'action, dès le samedi 16 octobre. - 4000. Alstom renoue avec les suppressions d'emplois. 4 mille, annoncés hier, dans la branche "énergie". La France est, en grance partie, épargnée.

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