La réunion d'hier, en fin d'après-midi n'a pas calmé les inquiètudes. Encore moins fait taire les critiques. En quittant Bercy, hier soir, ils avaient encore la dent dure contre le gouvernement, les représentants patronaux. Certes, Bercy a fait machine arrière dans l'affaire dites "des pigeons", et de la taxation des plus-values le budget 2013 va être amendé pour éviter un taux "confiscatoire" dans certains cas bien précis (celui des start-up internet notamment, mais pas seulement) "mais tout ça reste encore flou, et surtout rien est définitivement acté" expliquent les uns et les autres. "J'attends de voir le nouveau texte pour dire si l'incident est clos" a dit, par exemple Laurence Parisot, pour le Medef. "Il faut surtout maintenant que les parlementaires socialistes acceptent les aménagements proposés" ajoute la CGPME. Certains, en tout cas, décrivent une réunion très étrange, hier à Bercy. Avec, par exemple, des propositions, des discours différents, d'un ministre à l'autre. Et entre la réunion de travail à huis clos, et la conférence de presse (publique, par définition) qui a suivie: "moi, je reste dans le flou, au final" affirme un négociateur patronal, qui décrit une ambiance tendue entre les ministres (Fleur Pellerin, chargée des PME, a "à peine eu le droit de prendre la parole"), ambiance tendue encore entre les conseillers des ministres: "ils ne sont manisfement pas d'accord entre eux". Sauf sur 1 point: "la leçon de morale qu'ils nous ont donnée sur le mode "vous ternissez l'image de la France avec le mouvement Pigeons!". Les patrons ne sont pas d'accord sur le principe fiscal annoncé par le gouvernement, et sur lequel il ne compte pas transiger: l'alignement de la fiscalité sur les revenus du capital sur celle des revenus du travail. Mais, les critiques fusent aussi sur la méthode du gouvernement: "ils ne nous ont pas consulté, en amont. D'habitude, Bercy ou les ministères, organisent des réunions de travail préparatoires au budget. On nous transmet certaines informations, quelques articles du projet même. Cette fois-ci: rien". En fait, par peur des fuites dans la presse, Bercy a limité au strict minimum les consultations externes (de juristes, d'avocats, du patronat). Et ça lui revient en boomerang. "Une telle affaire, comme celle des pigeons, aurait pu être évitée en s'y prenant autrement, c'est-à-dire en s'y prenant comme d'habitude". "La leçon va être retenue, j'en suis sûr", conclut un représentant des petits patrons.

Allo? Nous passons de plus en plus de temps avec nos téléphones portables. Ce n'est pas un scoop mais l'Arcep, l'autorité française de régulation des télécoms, chiffre le phénomène: les Français ont émis 45,7 milliards de SMS, au cours du seul 2ème trimestre de cette année: c'est un montant record. Nous envoyons, chacun, quelque chose comme 250 SMS en moyenne par mois: 45 de plus en 1 an. Le temps passé à téléphoner, lui, fait un bond de 11%: du jamais vu depuis 5 ans. Pour les observateurs, c'est l'effet de l'arrivée de Free mobile, et de la multiplication des forfaits à prix réduits.A l'eau . La France condamnée à la "croissance zéro" jusqu'à la fin de l'année. C'est l'INSEE qui le dit. L'institut anticipe un 5ème trimestre d'affilé, avec une croissance nulle. Le pouvoir d'achat, cette année, sera en recul. Pour consommer, les Français -c'est très net- épargent moins.A sec. Alors que la Banque Centrale Européenne a redit, hier, être "prête" à aider Madrid, déclaration du ministre espagnol des Finances, hier soir, à contre-courant: "L'Espagne n'a aucunement besoin d'un plan de sauvetage".

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