Valérie Pécresse, si elle remet sa proposition sur la table, "je lui souhaite bien du courage!". C'est un député UMP qui parle ainsi. Qui parle, ainsi, de la ministre du budget, et de sa proposition, retoquée la semaine en Commission des Finances, à l'Assemblée Nationale: le relèvement de la TVA sur les parcs à thèmes. C'est le gros cafouillage de cette rentrée, pour le gouvernement. Hier, François Fillon, qui s'exprimait devant les militants et les élus UMP, réunis à Marseille, a donné l'impression de ne pas renoncer: "rien n'est tabou... et rien n'est abandonné" a dit le Premier ministre... en fait (comme l'a affirmé Jean-Pierre Raffarin), la mesure est bel et bien enterrée: "exit" la TVA à 19,6 sur les parcs d'attraction. Rejettée en commission, il faudrait maintenant que le gouvernement l'a réintroduise, au cours du débat public, en séance demain: c'est quasiment impossible. Pour le gouvernement et la majorité, il est grand temps d'oublier cette affaire. Qui en dit long sur la manière dont a été élaboré ce "plan anti-déficit": en plein été, à la va-vite et en privilégiant les "recettes de poches", c'est-à-dire en sortant du tiroir ces mesures qu'inlassablement les services de Bercy tentent de faire passer, auprès du ministre. Valérie Pécresse est, du coup, la cible de toutes les critiques, dans les rangs UMP, sur le mode "elle a fait une belle erreur de débutante". Hervé Novelli, auteur de l'amendement qui a supprimé la mesure, n'est pas aussi dur: "Valérie n'a pas mesuré l'importance prise par les parcs à thèmes, aujourd'hui, dans de très nombreuses régions qui comptent sur le tourisme pour se développer" explique l'ancien secrétaire d'Etat... au tourisme justemment. A l'erreur de jugement, s'ajoute la précipitation, et finalement, l'incroyable bourde: Disney, avec son statut fiscal spécial, négocié au moment de son installation, aurait pu échapper à la hausse de la TVA. Bercy a démenti mais l'hypothèse a finit de convaincre les députés que, décidément, cette mesure était très mal ficelée. Les messages envoyés par l'Elysée ("le Président ne soutient pas la mesure"), et même de Matignon dès les premières critiques ("cherchons, donc, une autre solution") ont définivement plombé le projet.

Le moral des cadres s'effondre. Avec la rigueur, la crise de la dette, ils craignent une nouvelle récession. C'est le constat de notre "Baro-éco", baromètre mensuel du moral des cadres. France Inter, avec Viavoice, HEC et Le Figaro. Le moral des cadres enregistre une chute-record, et se place à son plus bas niveau depuis la création de notre indice, en 2004. Les cadres, aujourd'hui, anticipent une baisse de leur niveau de vie dans les prochains mois. 8 sur 10 estiment que le chômage en France, va augmenter.Celui de Lagarde aussi. C'est sans doute aussi ce constat qui pousse Christine Lagarde à réclamer, aux Etats-Unis et à l'Europe, des mesures de relance économique, pour stimuler la croissance mondiale. La patronne du FMI recommande aux pays européens qui le peuvent, d'alléger leurs programmes d'austérité.Chômeurs rechargeables. Xavier Bertrand prêt à discuter des "droits rechargeables" pour les chômeurs inscrits à Pôle Emploi. C'est une revendication des syndicats. Avec ce système, les chômeurs, qui acceptent un travail moins bien payé que leur précédent poste, conservent leur niveau d'indemnisation le plus élevé.

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