L'Elysée parle d'une discussion "très franche". C'est l'expression consacrée quand ont veut dire qu'elle n'a pas été facile. Là, sans doute, que le ton n'est pas monté, mais, effctivement, les 2 hommes avaient 2/3 choses à se dire, une sorte de mise au point. François Hollande a reçu pendant une heure, hier matin, Tom Enders, le patron d'EADS, la maison-mère d'Airbus. Il s'agissait, pour les 2 hommes, de finaliser l'Accord rendu public un peu plus tard, un Accord important qui change profondément ce qu'on appelle la "gouvernance" de l'entreprise. Cela faisait plus d'un an que les discussions étaient lancées (très compliquées). Entre-temps, il a eu le projet avorté de fusion avec le Britannique BAE Systems. Et depuis 3 jours, un dernier "sprint final" pour régler les derniers détails. C'est, donc, fait: la France, l'Allemagne, mais aussi et surtout les actionnaires privés, français et allemands, sont parvenus à un Accord pour transformer l'entreprise, 13 ans après sa création. Pour résumer, les 2 pays ont trouvé une manière de rester à égalité dans l'entreprise (12% chacun). Mais, au final, à elles 2, les capitales pèseront moins puisqu'elles renoncent à une partie du contrôle qu'elles exerçaient. Dans ce "bras de fer", et cette partie de billard à plusieurs bandes, Paris obtient une victoire (symbolique): le siège opérationnel du groupe restera à Toulouse. Berlin aussi est satisfait (ce n'était pas gagné au départ, mais l'équilibre franco-allemand est conservé) et puis le management de l'entreprise, les dirigeants se frottent les mains: ils espèrent que la politique et la diplomatie s'imposeront moins, à l'avenir, dans les décisions stratégiques à prendre. Mais dans cette négociation, une autre personne s'en sort, également, très bien: c'est Arnaud Lagardère. Il souhaitait, depuis longtemps, "sortir" d'EADS et d'Airbus qui ne l'intéressent pas. Il préfère les médias, le sport et se faire filmer avec Jade, sa future femme. Hier, celui qu'on a vu, récemment, dans un documentaire télé, préparer en survêtement un petit-déjeuner (et ce n'était pas la pire des séquences) a obtenu qu'on lui rachète, à très bon prix, les actions EADS qu'il possède. Et c'est directement l'entreprise qui va le faire, en rachetant ses propres actions au Français. L'opération assure au groupe Lagardère un chèque d'environ 1,2 milliards d'euros.

Négos. La "grande" négociation sur l'emploi va, peut-être, enfin démarrer. Une nouvelle séance de négociations doit se tenir, cet après-midi. Le texte, qui sert de base aux discussions, n'a pas changé, mais les positions patronales évoluent. Assez nettement. La CGPME et les artisans de l'UPA acceptent l'idée de taxer un peu plus les contrats de travail "courts", c'est-à-dire CDD et intérim. Les syndicats en font une condition "incontournable" pour signer un Accord plus global. La lutte contre les emplois précaires est aussi une promesse de campagne de François Hollande. La CGPME et l'UPA acceptent, donc, de discuter de la notion de CDD "abusifs".Taux. Le taux de chômage en France: il vient d'être publié (aux normes internationales). Il est en hausse, sans surprise. Le taux de chômage atteint 9,9% au 3ème trimestre. 10,3% en comptant les Départements d'Outre-mer.

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