La question de la santé des Chefs d'Etat est un véritable "tabou". En France, Pompidou, Mitterrand sont des "cas d'école". Dans le monde des affaires, c'est exactement pareil ! Le cas du patron d'Apple, Steve Jobs, vient de nous le rappeler encore. Pas plus tard qu'hier. Depuis quelques mois circulaient, en effet, les rumeurs les plus alarmantes à son sujet : on a parlé de crise cardiaque, on a annoncé sa mort, à plusieurs reprises, sa nécrologie est même parue -par erreur ! - sur un site spécialisé dans les informations financières. A chaque fois, la nouvelle a fait décrocher le titre à la bourse ! Hier donc, Steve Jobs est sorti de son silence. Il a avoué qu'il est bel et bien malade et qu'il souffre, selon ses mots, d'un "déséquilibre hormonal" qui explique son importante perte de poids depuis quelques mois. "Mes médecins ont trouvé le remède", dit-il, regrettant de devoir en dire autant. "Je devrais être guerri au printemps prochain" ajoute-t-il. "Ouf !" a fait immédiatement la bourse : l'action Apple a gagné 4%, en une seule séance. Communiquer sur la santé du patron, c'est évidemment quelque chose de très compliqué à faire pour une entreprise : les obligations légales d'ailleurs pour une société côtée, ne sont pas très claires. Mais dans le cas d'Apple, parler de la santé de Steve Jobs, c'est carrément parler de vie ou de mort de l'entreprise. Apple, c'est Steve Jobs. Personne ne voit quelqu'un d'autre à sa place, depuis qu'il est revenu à la tête de l'entreprise en 97 et qu'il l'a sauvée d'une faillite certaine, en créant de nouveaux ordinateurs, et sutout en créant l'ipod et aujourd'hui l'iphone. Le chiffre d'affaire d'Apple, en 11 ans, est passé de 8 à plus de 32 milliards de dollars, les bénéfices ont été multipliés par 6, l'action a bondi de 8 dollars à 200 dollars (avant la dégringolade de la bourse, l'année dernière). Certains analystes estiment qu'Apple doit aujourd'hui un quart de sa valeur au seul nom de son patron. On comprend pourquoi ses actionnaires aimeraient tellement qu'il soit immortel. La relance passera par des baisses d'impôts ! A Washington, l'équipe d'Obama affirme que le Plan de relance du futur président américain comportera pas moins de 300 milliards de dollars de baisse d'impôts - ça fait 500 dollars par célibataire et mille dollars de réduction d'impôts pour un couple. 150 millions de contribuables américains seront concernés. En Allemagne, la coalition au pouvoir, autour d'Angela Merkel, s'entend pour un deuxième Plan de relance à 50 milliards d'euros, sur 2 ans. Ce Plan devrait aussi comporter des baisses d'impôts. Faillites. En France, les défaillances d'entreprises en hausse de 10% en 2008. Chiffres à la Une des "Echos", ce matin. 55 mille entreprises ont fait faillite, l'année dernière. Electrique. La consommation française en électricité bat record sur record : un "pic" a été atteint, hier soir, à 19h, au moment où tout le monde pousse le chauffage en rentrant du boulot. 90 200 mégawatts, c'est historique. En raison du froid, on devrait même toucher les 91 mille mégawatts, ce soir. La France alors importera de l'électricité, achetée chez ses voisins européens.

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