Hier, la chute du pétrole a déstabilisé les places boursières. Trop rapide, elle inquiète parce qu’elle met en difficulté des pays, des entreprises, des fonds d’investissement. La zone euro aussi fait trembler. L’hypothèse d’une sortie de la Grèce a relancé les pires craintes, comme les risques, ravivés, de déflation. Mais dans la débâcle boursière d’hier, "Isabelle de Toulouse" a, également, sa part de responsabilité dans la chute des valeurs bancaires du CAC 40. "Isabelle, de Toulouse", c’est notre auditrice, qui hier, a posé la question de la Taxe sur les Transactions Financières, à François Hollande. Et c’est elle qui a obtenu du Chef de l’Etat, cet engagement renouvelé : la France, -oui, c’est promis !- va repartir au combat dans ce dossier ! Objectif: mettre sur pied, cette taxe "en 2016. 2017, au plus tard". Avec des recettes qui iraient tout droit à la lutte contre le réchauffement climatique. L’annonce est importante parce que depuis quelques temps, c’est la France qui était pointée du doigt, accusée de freiner le projet, tout en donnant l’air d’être son moteur. Concrètement, Bercy, en décembre dernier, a proposé une version "a minima". Qui taxe les actions, mais très peu les "dérivés", les produits plus spéculatifs et les plus nocifs. Une version qui préserve les intérêts des banques française, BNP Paribas et la Société Générale étant les championnes européennes des dérivés actions. "Taxez ces opérations, et c’est la délocalisation assurée vers Londres", expliquent les banquiers français depuis des mois. Et, au final, c’est le financement des entreprises françaises qui en pâtira. Bercy et ses ministres (Pierre Moscovici d’abord, puis Michel Sapin) sont accusés d‘avoir fait leurs ces arguments. "Dans ces conditions, mieux vaut pas de taxe du tout", avaientt fini par dire les ONG. Hier, à la sortie du studio, quand on lui demandait si "le mandat de son ministre allait donc changer" sur ce dossier de cette taxe, François Hollande a acquiescé. "Il lui faut une assiette la plus large possible, et un taux faible" a répété le Chef de l’Etat. Un retour, finalement, à l’esprit de la Taxe Tobin. Attac, les ONG, les Verts apprécient. A Bercy, aussi, on se dit satisfait. On rappelle, surtout, que Michel Sapin avait annoncé -le premier!- ce virage. Interpellé à l’Assemblée, mi-décembre, le ministre avait promis une "nouvelle initiative" sur cette taxe, en janvier. On y est.

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