C’était à Paris, il y a 3 jours. Jean-Hervé Lorenzi, le Président du Cercle des Economistes, a donné rendez-vous, comme d'habitude, au bar de l’Hôtel Bristol, à 2 pas de l’Elysée. Et à 2 pas de son bureau, à la Compagnie financière Rothschild. Mardi, il réglait les derniers préparatifs des Rencontres Economiques d’Aix-en-Provence. Elles commencent aujourd’hui, et vont durer jusqu’à dimanche. Tout le week-end. Mardi, tout n'était pas encore totalement ficelé et Jean-Hervé Lorenzi avait, du coup, du mal a terminer ses phrases, son téléphone sonnant sans arrêt: «pardon Philippe, je dois répondre, c’est Aix". "Mario Monti, c’est bon. Moscovici, aussi. Et Arlette Chabot, elle confirme sa venue?". Il raccroche, rassuré. En 12 éditions, les Rencontres d’Aix sont devenues le rendez-vous incontournable du début de l’été. Incontournable pour les économistes, les journalistes économiques, mais aussi les grands patrons et les dirigeants politiques qui vont, à Aix, participer à un débat, ou à une table-ronde. Tous ouverts au public. Presque 200 invités au total, cette année. Et un gros budget. "C’est un petit Davos à la française" ose Jean-Hervé Lorenzi. Qui ne croit pas si bien dire: comme Davos, les Rencontres d’Aix, cette année, voient se monter, au même moment et dans la même ville une sorte de contre-manifestation «alter»: "les Rencontres déconomiques" (déconomiques pour déconnant). Rendez-vous «studieux et festif», selon les organisateurs: Attac notamement, et les Amis du Monde Diplomatique. Leur slogan: «les déconnants ne sont pas ceux qu’on croit». Leur objectif: dénoncer l’échec des politiques libérales, incarnées selon eux, par le Cercle des Economistes. Dénoncer aussi la collusion supposée des gens d'en-face. Jean-Hervé Lorenzi rejette, évidemment, ces critiques en bloc: «Il y a des gens de droite, des gens de gauche, aux Rencontres. Il y a des universitaires et des grands patrons. Et -oui!- tout le monde discute ensemble". Cette année, ils discuteront de la crise évidemment. Mais aussi des raisons d'espérer: Lorenzi est un grand optimiste. Il pose cette question: "et si les pays occidentaux, ceux de l'OCDE, sortaient finalement plus forts de cette crise?Etiquettes. Il y a encore beaucoup trop d'erreurs de prix dans les magasins: c'est le résultat d'une enquête de la DGCCRF, la répression des fraudes. Presque mille 300 magasins, à dominante alimentaire ont été visités, et au final: dans plus d'un sur 2, des "anomalies" sur les prix ont été constatés. Concrêtement, le prix sur les étiquettes ne correspond pas à celui affiché en rayon: 7% d'écart en moyenne (quelques centimes) mais dans 6 cas sur 10 en défaveur des consommateurs. Les grandes enseignes parlent d'erreurs "techniques".Raté. Les banques centrales au secours de l'économie mondiale. La BCE a -comme attendu-, baissé son principal taux directeur, hier. A 0,75%. Baisse également des taux d'intérêt, en Chine: là, c'est une surprise. En Grande-Bretagne, la banque centrale a décidé, elle, d'injecter 50 milliards de livres pour relancer l'activité. Les marchés y ont vu, d'abord, le signe d'une situation économique qui se dégrade, partout. Les places boursières ont, du coup, toutes terminé en baisse.A suivre. A Air France, la direction obtient la signature de 3 syndicats de personnels au sol pour son programme d'économies (5 mille supressions de postes, à la clé). C'est au tour des syndicats de pilotes et, surtout, ceux des personnels navigants -plus réticents- de se prononcer.

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