L'entretien a été cordial. Quelques minutes, hier, au téléphone avant le déjeuner du dimanche. C'est le ministre qui a appelé. "oui, l'entretien s'est bien passé mais chacun a campé sur ses positions", affirme Marc Le Fur. Marc Le Fur, celui par qui la "nouvelle secousse" dans la majorité UMP est arrivée, la semaine dernière. C'est lui, en effet, qui a réussi, en Commission des Finances à l'Assemblée nationale, a faire passer un amendement à la réforme fiscale, intégrant les oeuvres d'art dans le calcul de l'ISF, l'impôt de Solidarité sur la Fortune: l'idée est aussi vieille que l'impôt lui-même (créé en 82 par les Socialistes). Mais aujourd'hui, c'est le "bon moment" affirme Marc Le Fur, qui croit -dur comme fer- que son amendement peut être définitivement adopté (en séance, cette fois), alors que beaucoup de ses collègues se sont prononcés contre (notamment le rapporteur UMP du budget, Gilles Carrez). Et alors que Bercy et Matignon se montrent, eux aussi, opposés au projet. C'est ce que lui a, donc, répété, hier, Frédéric Mitterrand au téléphone: taxer les oeuvres d'art, via l'ISF, est une "aberration" a redit le ministre de la Culture. "L'initiative peut nuire au marché de l'art, et à la "Place de Paris". Taxer les oeuvres d'art pourrait également faire fuire les riches collectionneurs à l'étranger. Ou les pousser à organiser la sortie de France, de leurs tableaux, tapisseries, scultures, et autres gravures" dit encore Frédéric Mitterand. Certains députés ajoutent un argument "technique": il est tout simplement impossible d'évaluer précisément ce patrimoine-là. Et impossible de contrôler les déclarations: "va-t-il falloir aller fouiller dans les caves et les greniers?". A cela, le député UMP Marc Le Fur répond par les principes. Principe fiscal d'abord: puisqu'on baisse les taux d'imposition de l'ISF, on doit élargir sa base ("élargir l'assiette", disent les pros). Principe politique aussi: "alors qu'on réforme l'impôt des plus riches, il faut envoyer un signal de justice au reste de la population" affirme le député UMP. "Il doit avoir l'allègement de l'ISF... honteux" lâche l'un de ses collègues -"peau de vache"- de la majorité. Le vote sur cet amendement, est prévu demain. Les cadres retrouvent le moral. C'est le résultat de notre "Baro-éco", baromètre mensuel France Inter / Viavoice / HEC / Le Figaro. Alors qu'ils déprimaient depuis de nombreux mois, les cadres retrouvent confiance: un bond de 13 points en 1 mois, pour notre indice. C'est sa plus forte progression depuis janvier 2006. Les cadres se montrent moins préocupés par le chômage ou le niveau de vie en France. Et ils sont disent confiants pour leur finances personnelles et leurs perspectives professionelles. Halte à la spéculation! Un Rapport de la CNUCED, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, dénonce la spéculation sur les marchés des premières premières. Il demande aux gouvernements d'agir. Pour le pétrole par exemple, le rapport affirme que la spéculation provoque une surévaluation de 20% du prix du baril. Et donc des carburants. Lisbonne, bon élève. "Le Portugal ne sera pas un fardeau pour ses créanciers": déclaration, hier, de Pedro Passos Coelho, le chef de file de la Droite portugaise, qui a remporté, hier, les Législatives. C'est maintenant lui qui va devoir mettre en place les mesures de rigueur, contrepartie de l'aide financière accordée par l'Europe et le FMI.

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