Hier, à la bourse de Paris, une seule valeur a finit, la séance dans de vert. Le CAC 40 a perdu 1,87% (la vigueur de la croissance au Japon inquiète, de mauvais chiffres en provenance des Etats-Unis n'ont pas rassuré) mais, dans le même temps, quand tout le monde vendait, le titre EDF, lui, s'est envolé: +2,57% au final. C'est, évidemment, le rapport de la Commission de Régulation de l'Energie, préconisant une forte hausse des tarifs d'électricité en France, qui a ainsi dopé le cours de bourse de l'entreprise. Et même la réaction du gouvernement, expliquant qu'il n'est pas question de procéder immédiament au rattrapage demandé, n'a pas provoqué une inversion de tendance: le titre a continué de grimper dans l'après-midi, signe que le gouvernement, dans cette affaire, n'a pas vraiment les coudées franches. En fait, il y a quelques semaines, le patron d'EDF, l'avait, pour ainsi dire promis aux investisseurs: "en 2013, il va falloir tracer avec les autorités une trajectoire tarifaire capable de donner de la visibilité à l'ensemble du secteur" déclarait Henri Proglio. Nous y sommes: la Commission de Régulation de l'Energie, mandatée par le gouvernement, vient de révéler la "vérité des prix", comme le disent les écologistes. La loi impose que les tarifs régulés de l'électricité en France couvrent totalement les coûts de production et les coûts d'acheminement de l'énergie... or, et c'est très clair depuis de nombreuses années, ce n'est pas le cas: le consommateur ne paie pas le "juste prix" de son électricité. Et le chiffrage de la CRE fait mal. Pour 2013 (en juillet), il faudrait une augmentation de presque 10% dans le pire des cas. Puis, 3,2% en 2014 et encore +3,2% en 2015. Mais ce n'est pas tout: la Commission de Régulation de l'Energie chiffre, aussi, le coût du rattapage 2012. Un manque à gagner, chiffré à 1 milliard et demi d'euros pour l'électricien. N'en jetez plus! La réaction du gouvernement n'est pas surprenante: "il va falloir trouver l'équilibre "indispensable" entre la couverture des coûts d'EDF et la préservation du pouvoir d'achat des ménages". On aurait pas dit mieux. Mais, sa marge de manoeuvre est très étroite: les récentes décisions du Conseil d'Etat (sur les tarifs du gaz, cette fois-ci), ne lui laisse guère d'espoir de pouvoir contourner cette réalité. A court terme, on va travailler à un étalement de ces hausses. A plus long terme, pour contrer cette augmentation inéluctable des tarifs de l'énergie, et résoudre ce "casse-tête" politico-économique, la seule solution reste bien celle des économies d'énergie. Après tout, ça tombe bien: c'était une promesse du candidat Hollande.

Cata. Ikea va imprimer moins de catalogues, cette année. Le catalogue Ikea qu'on trouve, chaque année, dans nos boîtes aux lettres est considéré comme étant, peut-être, l'imprimé le plus diffusé au monde. "Devant la bible" affirment certains. L'année dernière, Ikea en a distribué 212 millions d'exemplaires, l'enseigne suédoise devrait n'en produire que 208, cette année. Seule explication officielle avancée: il faut faire des économies!Cata. Le taux de chômage, en France. Il vient d'être publié par l'INSEE. 10,4% en métropole, au premier trimestre. Comme en 1998. 10,8% en comptant les départements d'outre-mer.Paradis. La réforme bancaire, adoptée en 2ème lecture, cette nuit à l'Assemblée. L'obligation faite aux banques de déclarer leurs activités dans les paradis fiscaux a été entendue aux grandes entreprises.

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