Le moral des cadres, ça ne s'arrange pas !

C'est ce que confirme, dans sa vague d'avril, notre Baro-Eco "France Inter / Viavoice / HEC / le Figaro. Conséquence de cette confiance en berne, les cadres recherchent plus de sécurité dans l'emploi. EDF se place en tête des entreprises attractives.

La participation de l'Etat dans certaines entreprises publiques pourrait être réduite. Le premier ministre l'a annoncé hier. Ironie du calendrier. Cette annonce intervient, alors que les syndicats des chantiers navals de Saint Nazaire demandent une nationalisation provisoire.

Leur actionnaire majoritaire, STX, envisage de vendre. Les salariés espèrent que l'Etat augmente sa part.

L'Histoire du Jour : free-ture sur la ligne

Ce n'est pas souvent que le sélect Financial Times consacre sa rubrique "dejeuner avec le FT" à un entrepreneur français.

Alors Xavier Niel, fondateur de Free, dans le quotidien saumon ce weekend, c'est un évènement. Même si on comprend que, pour l'auteur, Niel est un peu l'anti-Français. D'ailleurs il ne boit pas de vin à table.

Le déjeuner a lieu, en fait, bien avant le coup d'arrêt au rachat de Dailymotion, pépite française, par l'américain Yahoo, la semaine dernière. Mais à la lumière de l'évènement, il prend une saveur particulière sur ce que peut représenter l'Etat pour un entrepreneur français.

Xavier Niel revient sur le blocage par Free des publicités Google en janvier. A l'époque Fleur Pellerin, ministre du numérique, demande à Free de mettre fin au boycott.

Il s'exécute mais, dans le Financial times , Xavier Niel ne lâche rien : "Vous croyez qu'on s'est couché, quand la ministre nous a demandé d'arrêter ? On va continuer." Tout est dit sur la relation entre les entrepreneurs et le Gouvernement. Pourtant chez Fleur Pellerin on se félicite.

Cette interview montre qu'on peut entreprendre dans l'Hexagone, se réjouit un conseiller.

Effectivement le fondateur de Free ne veut pas quitter la France, il le dit. Un pays plaisant, une bonne protection sociale, un système fiscal pas si horrible, je cite.

Mais on est loin de la panacée. Xavier Niel pointe, entre autres, la taxe à 75%. Elle ne le touche pas.

Elle ne touche personne d'ailleurs, estime le patron, mais elle fait parler le monde entier.

Xavier a raison, acquiesce un porte-parole des pigeons joint par nos soins.

Aujourd'hui c'est incohérent, le discours est pro entreprise, mais la taxe à 75%, la taxation des plus values, étaient des promesses qui rapportent peu, pour un impact terrible sur les investisseurs.

L'arsenal de mesures annoncé lundi dernier était positif. Et boum, arrive l'affaire Dailymotion.

Un pas en arrière, un pas en avant, aujourd'hui les entrepreneurs sont à l'arrêt, car ils ne savent pas à quoi s'en tenir, résume notre interlocuteur.

Alors le remaniement est très important. Selon lui si Arnaud Montebourg et Benoit Hamon restent ministres à Bercy, il y a un problème.

Problème de communication seulement, assure-t-on chez la ministre des PME. La ligne politique elle, est très claire. C'est Matignon qui la fixe.

En résumé le French Steve Jobs comme le surnomme le journaliste du Financial Ttimes, est lui, mesuré : "la France ne m'a pas posé problème elle ne m'a pas aidé non plus".

D'ailleurs, pas échaudé, Niel serait candidat au rachat de Dailymotion.

Cela dit, selon nos informations, les derniers fondateurs de startup venus solliciter l'aide financière, de Xavier Niel voulaient installer leur siège social aux Seychelles. ça ne lui aurait pas beaucoup plu.

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