Peu de marques sont devenues des noms communs. Spontanément, on pense à Frigidaire, bien-sûr, notre "frigo". On m'a soufllé aussi "bic", pour les stylos. Kleenex... Patrick Cohen a suggéré "Larousse", synonyme de dico. Et Thomas Legrand (toujours très drôle) a suggéré, lui, "Adam". Pour les brosses "à dents". Hier, une "marque" devenue "nom commun" s'est rappelée à nous: c'est "Caddie", les charriots des supermarchés. Son patron reconnaît qu'on prend, souvent cette marque, pour une marque américaine, mais c'est bien un produit français. Alsacien, pour être précis. Créée en 1957, Caddie doit faire face aujourd'hui, à grandes difficultés. Et elle pourrait, à l'instar des Lejaby, Pétroplus, Arcelor et autres Photowatt, s'inviter dans la campagne présidentielle, au nom de la défense du "made in France". Caddie, qui fabrique, donc, les charriots de supermarchés, mais aussi des charriots d'aéroports et d'autres charriots encore: pour les hôtels ou le secteur médical. Caddie a été placé en redressement judiciaire, hier. Plus de 500 salariés se sentent menacés, en Alsace: ils n'ont pas été payés, ce mois-ci. Il y a aussi 2 autres usines, au Portugal et en Chine. Le patron de Caddie tente de minimiser: "on a de bons produits, une marque emblématique, de bons clients, un personnel formidable... mais on a un gros problème de trésorerie". Les banques, dit-il, ne veulent pas, ou plus, financer les pertes: 10 millions d'euros, l'an dernier, alors que la crise a fait, sérieusement, fondre le chiffre d'affaires. Mais, plus fondamentalement, c'est l'actionnariat de Caddie qui fait défaut aujourd'hui. C'est la fille du fondateur, Alice Joseph, qui, avec l'une de ses cousines, détient la majorité du capital de l'entreprise. Problème: elles ont plus de 80 ans chacune, et sont, sans héritier. C'est cette situation qui a empêché Caddie de se réorganiser au moment il aurait fallu, admet volontiers celui qui dirige l'entreprise, Stéphane Dedieu. Rappelé il y a 2 ans pour sauver Caddie. Il cherche maintenant un ou des repreneurs. Des fonds d'investissements, si possible français. L'Etat a, également, été sollicité. Les syndicats de l'entreprise ont même écrit au Président de la République. Le Tribunal donne 6 mois à tout le monde pour trouver une solution.

Pas coton. Le prix du coton s'envole. +4,5%, en une seule séance, hier. C'est la conséquence de la décison, hier, de l'Inde de bloquer ses exportations, dans le but de protéger ses fabricants de textile. La décision est à effet immédiat. C'est la 2ème fois en 2 ans que l'Inde procède ainsi. Selon les spécialistes, les effets négatifs de cette décision ne devraient pas durer, notamment parce qu'on anticipe de bonnes récoltes pour la saison à venir.Dehors, dedans. En plein débat sur la taxation des riches, cette révélation des Echos ce matin: "l'exit tax", la taxe sensée décourager le départ de France des ménages les plus aisés, n'est pas applicable. Lancée il y a 1 an, son décrêt d'application n'a toujours pas été publié.320 milions. General Motors va verser 320 millions d'euros pour acquérir 7% du capital de Peugeot-Citroën. Précision du constructeur américain, cette nuit, qui ajoute que l'Accord, conclut avec le Français, prévoit la construction d'au moins 4 modèles communs à l'horizon 2016.

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