la téléphonie mobile en france
la téléphonie mobile en france © reuters

En 2 clics, sur internet, on retrouve la citation. Martin Bouygues parle ainsi de Vincent Bolloré: "Il s'est comporté comme un voyou. Il m'a roulé, trompé, humilié. Je n'oublierai jamais". Quand il a rencontré François Hollande, la semaine dernière à l’Élysée, pour lui parler du rachat de SFR, Martin Bouygues aurait évoqué cette vieille rancune.

Mais, cette fois-ci, pour convaincre le Président de la République que c'était de l'histoire ancienne. Ainsi vont les affaires: aujourd'hui, Martin Bouygues a tout intérêt à s'entendre avec son vieil ennemi. Vincent Bolloré est un actionnaire incontournable de Vivendi. Il est son vice-président et futur "grand patron". Bref, il pèsera de tout son poids dans le choix du repreneur de SFR, il était donc urgent de "jeter la rancune à la rivière". Depuis hier soir, c'est devenu officiel : ils sont bien 2 dans la course au rachat de SFR. Altice, maison-mère de Numéricable et le groupe Bouygues.

Un bon connaisseur du dossier résume la situation: "les 2 ont leur logique industrielle. La candidature de Numéricable est plus risquée, cela dit, en terme financier. Le groupe partirait lesté de 16 milliards d'euros de dette. La candidature de Bouygues, elle, est financièrement plus solide, mais son problème à elle, est réglementaire: la fusion Bouygues/SFR va poser un problème de concurrence.

Du côté de Vivendi, on a noté que Bruno Lasserre, le président de l'Autorité de la concurrence, qui s'est exprimé, récemment, dans la presse, n'a pas dit qu'une telle fusion était impossible. Pas de "feu rouge" en vue, donc. En revanche, l'Autorité devrait imposer des conditions: sans doute la vente de l'un des 2 réseaux fusionnés. Bouygues est prêt à un tel sacrifice.

De son côté, on souligne, d'ailleurs, que les acheteurs ne devraient pas manquer, Free en tête. Mais, Bouygues comme Numéricable, veillent aussi à répondre aux inquiétudes du gouvernement concernant l'emploi (ils se sont engagés, l'un et l'autre, à ne procéder à aucun départs forcés. Y compris dans les magasins), mais surtout l'investissement. Chez Bouygues, l'engagement n°4 du candidat Hollande, devenu un objectif chiffré depuis, à savoir une couverture intégrale du territoire français en internet très haut débit, en 2022, n'est pas passé inaperçu. Pour emporter l'adhésion du gouvernement, promesse est, donc, faite d'investir massivement dans la fibre.

En baisse !!! Le chômage baisse en France : c'est l'INSEE qui l'affirme, ce matin. L'institut vient de publier son estimation du taux de chômage en France, un taux aux normes internationales, celles du BIT, c'est-à-dire calculé de manière différente que celle des chiffres mensuels de Pôle Emploi. L'INSEE note, du coup, une légère baisse (-0,1 point). Fin 2013, le taux de chômage en métropole se fixe à 9,8%. 10,2% avec les Départements d'Outre-Mer. Le ministère du travail s'en félicite déjà : "c'est le résultat d'une politique volontariste" dit Michel Sapin. Il faut rappeler que l'INSEE, dans ces dernières prévisions, anticipait un tel résultat, mais prévoit, à nouveau, une hausse, dans les prochains mois.En hausse !!! Les résultats d'Orange, publiés, eux aussi, il y a quelques minutes. Le bénéfice net de l"opérateur fait plus que doubler en 1 an, à 1,9 milliards d'euros.

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